29/01/2013

Migration

 

C'est ici :) nouvel emplacemnt de mon blog...

 

http://pyrome.com/monblog/

 

 

Cela faisait longtemps !

01/05/2011

Bonheur


82004bd26edc9550792eb72f03493684.jpgun brin de muguet
un rayon de bonheur
un brin de lumière
un rayon de vie
un brin de fantaisie
un rayon en vert
un brin d'humeur
un rayon secret


juste pour toi

06:39 Publié dans Humeur poétique | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : blog

25/04/2011

Mon boucher

Mon boucher est un boucher atypique.
Il n'est pas vraiment "commerçant", plutôt artisan.
Son établissement l'a vu grandir en culottes courtes (enfin je présume). Tout est carrelé de haut en bas, avec des crochets un peu partout, un billot aussi vieux que sa devanture.
Une vitrine digne de la "DDR", si si si !
Pas de chichis, ni persil, ni décoration, pas de jolies présentations, non, juste une vitrine, un espace pour la caisse en marbre excusez du peu.
Les affiches datent comme sa vitrine des années 70 au moins.
Pourtant, il n'a pas l'air si vieux (comprendre qu'il est plus jeune que moaaaaaaa, ou à peine ;) )
Une petite moustache, une blouse de boucher, un pantalon de boucher (tu sais, avec ce motif … petits carreaux), il te demande: "et pour vous ?"
Je lui réponds: "de la viande !"
"Vous êtes au bon endroit".
Je regarde les crochets orphelins, cela doit faire des années qu'aucune carcasse n'a été accrochée là !
Alors je regarde dans la vitrine réfrigérée, des plats en aluminium gris, un peu terne, et une belle viande!
J'ai envie de lui dire, de faire quelque chose, d'améliorer juste un peu sa présentation, de mettre un peu de couleur... Parce que franchement, si je n’étais pas entré par hasard un jour de grisaille, s'il ne m’avait pas servi une viande à tomber par terre, probablement que jamais je n'aurai fréquenté sa boucherie du temps passé.
A mon avis rien n'a changé depuis 40 ans ou 50 ans.
Même sa machine pour faire les steaks hachés. Un outil manuel de A à Z, où il met la viande hachée sur des morceaux de papier sulfurisé, et dans un tour de main réglé comme du papier à musique, en deux allers retours, hop! Le steak haché emballé, avec un clic clac digne du percussionniste de l'orchestre de Paris.
Quand tu commandes ta viande, tu peux entendre les mouches volées. D'ailleurs, il n'y a pas de mouches!
"Et avec ceci ?"
Il va choisir lui même sa viande au marché d'intérêt national (MIN) qui n'en est pas un. Une bizarrerie administrative sans doute.
Quand tu lui parles de la qualité de sa viande, du conseil pour choisir un morceau, il a l'œil qui pétille d'un coup. Cela dure une demi-seconde, il faut être à l'affût, car l'homme est un taiseux.
Sa viande parle pour lui, mais personne ne le sait, sa devanture n'en parle pas non plus et la bouchère qui passe de temps à autre avec un col roulé à la Duras ne pipe mot ! Une atmosphère de confessionnal.
Chacun se tient en file indienne.
L'autre jour, je me rends à sa boucherie, je pousse la porte et manque de me prendre un magistral coup dans le nez !
La porte est fermée!!!
LA veille de Pâques !!!
Quelque chose ne tourne pas rond...
Je recule, et je vois sur la vitrine "immeuble à vendre" tracé à la main, de la même écriture que ses étiquettes pour afficher "bavette" ou "tournedos".
Je m'approche, la boucherie est vide. De colère mon boucher a dû déménager dans la nuit, en ne laissant rien. Maaaaaaaaaaaaaaa!!! Une boucherie qui aurait pu être classée, vide, plus rien.
Il n'aura tenu que 6 mois, de l'autre côté de la rue, à deux pas, une toute nouvelle boucherie flambante neuve, genre décoration de pâtissier-chocolatier (si!), une boucherie couleur pistache et taupe à la Valérie Damidot, toute pimpante, avec une vitrine affriolante, des couleurs, un boucher loquace, une bouchère affable se sont installés à la fin de l'année dernière.
Je suis resté coi, sur le trottoir, un peu groggy. Je me suis frotté les yeux, mais je ne rêvais pas!
Je suis triste, j'ai dû me rendre chez le nouveau boucher au sourire carnassier autant qu'avenant.
Mais où est-il ? Si vous croisez une vieille boucherie avec une très vieille vitrine, un boucher qui ne parle pas et qui vous sert une viande divine, alors c'est lui! Il faudra me dire où je peux le retrouver.

11/04/2011

Fin de soirée

Tôt le matin
L'aube n'est pas encore levée.
Dehors il fait mi nuit, mi jour.
Le TGV roule au ralenti, il n'est pas encore chaud.
Sur la banquette, la seule de toute la rame, un habitué s'est déchaussé.
Un habitué en chaussettes s'est allongé pour finir sa nuit emballé dans un manteau trop grand pour la saison.
A côté de moi, un jeune hacker pianote quelques lignes de code sur son PC,   emballé lui aussi, avec un ruban jaune fluo "Police line, do not cross the line".
Je suis plongé dans mes courriels que la carte 3G veut bien distiller.
Dehors, le ciel est rose.
 
Première gare, quelques voyageurs à peine éveillés rejoignent la voiture.
L'un d'entre eux accroche mon regard.
Il porte des chaussures vernis noires, un costume 3 pièces rayé, un peu comme un parrain sicilien.
La première surprise, c'est que l'homme n'a conservé que deux pièces de son costume! nan! Il a gardé son pantalon mais c'est la veste qu'il ne porte pas, il est entré comme çà, en bras de chemise.
Pourtant le fond de l'air est frais, il a dû sortir un peu rapidement d'un cabaret au bout de la nuit et oublier sa veste.
Ou alors c'est une personnalité illustre du show biz qui sort de scène dans son costume qui monte vers la capitale.
Immanquable!
Il laisse dans son sillage un effluve digne des meilleures pubs pour l'eau de toilette "axe".
Je regarde vers le fond de la voiture, mais non, je ne vois aucune gent féminine.
Il porte le vêtement près du corps.
ll porte aussi des lunettes immenses, noires avec des branches larges et rayées comme son costume 3 pièces qui n'en a que 2. En fait c'est un homme distingué voire raffiné, il a assorti ses lunettes à son costume et c'est la troisième pièce.
Il porte le cheveu "geai", gominé avec du "Pento".
Des pattes fines, un peu comme une célèbre virgule, lui caressent le visage.
Un profil à la 'Henri-Jean Servat".
L'homme regarde nulle part.
L'homme est vraiment très raffiné, je viens de m'apercevoir qu'il porte une chemise unie assortie au ciel du dehors. Sa chemise est rose pâle comme le ciel !
Rose et noir.
 Terminus, tout le monde descend, je le suis du coin de l'œil. L'homme sort, sans bagages, juste un énorme sac à main noir sous le bras. Et non, il sort en bras de chemise; d'un bon pas.
 
Un peu plus loin sur le quai, il croise un autre voyageur avec une gueule d'aventurier genre "Harison Ford", ils s'embrassent comme font les stars sur les plateaux de télévision.
Une star, c'est sûr.
 
 
 
 
 
 
 

28/03/2011

Station MIR

Aujourd'hui j'ai fait un voyage intersidéral !

 

J'ai dû enlever mes chaussures, mes lunettes pour monter dans le vaisseau spatial ! Même ma ceinture.

Ce n'est pas pour des motifs sécuritaires comme à l'aéroport, que nenni! C'est uniquement pour ne pas se prendre les G au décollage, mais pas les "G" de la gravité, non c'est le champ magnétique qui monte à plus de 10 000 Tesla. Alors, imagine, en fait j'en sais rien, mais a priroi çà représente une telle force, que la moindre pièce métallique se trouve arrachée par le champ magnétique nécessaire pour soustraire le vaisseau à l'attraction terrestre.

Je dois passer avant d'accéder au vaisseau intersidéral par le labo qui va me poser un cathéter pour que je puisse recevoir la nourriture par intraveineuse. En effet le voyage est tellement long que je devrai m'alimenter grâce à ce dispositif automatisé qui se substitue de manière très minimaliste aux nourritures terrestres. Mais il faut se rendre à l'évidence, le vaisseau est optimisé, enfin çà dépend pour qui !

Je vais donc recevoir pendant le voyage une dose trihebdomadaire avec en même temps dans l'alicament, un produit récemment mis au point pour les voyages en années lumière destiné à suspendre le temps, "l'intemporalis".

 

C'est une sorte d'infirmière qui me posera le cathéter, en m'expliquant que le voyage serait très sonore avec un bruit de marteau-piqueur continu.

C'est gentil de me prévenir au dernier moment !

La pseudo-infirmière s'apprête à me poser le cathéter au bras gauche, elle me dit, "inspirer". Et hop! 

L'aiguille est posée.

Il va falloir faire un essai sur l'autre bras, le débit est insuffisant pour le voyage. Je lui fais, c'est le dernier, je n'en ai que deux!

 

Ensuite, je suis pris en charge par deux créatures aseptisées, de blanc vêtues de la tête au pied. Il s'agit de passer dans le sas du vaisseau.

Je dois m'allonger puis je me vois poser d'autorité des protections auditives absolument nécessaire tant le bruit au décollage sera violent, puis vient la pose du casque de protection.

Les deux créatures me demande si tout va bien et suggère de me détendre.

Pour tout dire, je ne suis pas vraiment détendu. Je suis introduit dans le vaisseau à l'horizontale. Il n'y a aucune luminosité. Tous les hublots sont fermés par des protections pour ne pas éclater au décollage.

C'est parti.

J'entends les 3 coups. toc toc toc, comme un bruit rythmique d'un triangle, cela ferai plutôt cling; cling, cling!

 

La pseudo-infirmière avait raison le décollage est infernal et me noie dans un bruit de ferraille et de marteau piqueur. Malgré le casque et les boules Quies, le bruit est assourdissant.

Puis, après le décollage, les lumières se sont réveillées et le bruit du marteau-piqueur a cessé. C'est désormais un bruit plus aquatique. Je ne vois rien par le hublot, mais cela ressemble à un cliquetis sur le Nautilus. Des sonorités presque suaves mais toujours métalliques, un peu comme quand tu voyages en immersion avec des bouteilles de plongée et qu'il y a des chocs avec l'aplomb que tu découvres. Combien de temps cela dure-t-il?

Maintenant, c'est un bruit d'immense ventilateur, comme si le vaisseau spatial circulait dans une gaine d'aération. La vitesse semble s'accélérer encore.

Vertigo!!!

Puis silence !

Inquiétant...

Oui, c'est maintenant une salve de Kalachnikov que nous devons essuyer. Nous sommes probablement attaqués par quelque population extraterresstre et hostile.

l'offensive dure et dure encore. le guidage automatique n'a pas pu esquiver l'attaque. La protection de la carlingue résiste plutôt bien.

C'est maintenant une ambiance sonore de la guerre des étoiles, l'attaque précédente ne devait être qu'une simple prémisse.

Enfin, à nouveau un cling, cling, cling, cling, cling,cling d'un triangle auxquels réponds une sorte de timbale, clong, clong, clong, clong, clong, clong (oui, 6 exactement, sur une base rythmique de disco)

Puis soudain la lumière m'éblouit, le vaisseau est arrivé à bon port.

Mais où?

Curieusement, je reconnais les créatures du départ. Elles n'ont pas pris une rides !!!

Mais combien de temps aura duré ce voyage interminable?

Je suis déséquipé à la vitesse de la lumière.

Le voyage a été bon me fait l'une d'entre elle?

Je ne réponds pas ou plutôt je fais un signe de tête en guise d'acquiècement.

Le général va passer vous voir, traversez le sas de décontamination, pusi attendez dans le salon.

 

Le général ne tarde pas à passer une tête. Il a plutôt un air de capitaine haddock avec sa barbe de 3 jours.

Il me fait la simulation du voyage intersidéral a été parfaitement mené. vous avez atteint les limites normales !!!

 

Euh! je croyais être sur Mir!!!

 

Vous pouvez partir, il ne sera pas nécessaire de faire un nouveau test de simulation.

En quittant, je jette oeil par la fenêtre du couloir. GE en lettres entrelacées bleues sur le vaisseau fantôme.

 Ce n'était donc pas une téléportation, 30 Mn, le voyage aura duré l'équivalent de 30 années lumière.

 

 PS: Au moment de quitter le centre intersidéral, une hotesse me remet un pli qui contient un DVD en souvenir de mon voyage :). Je l'ai visionné, en postface, il y a deux smileys :) :) tout sourire. Tout va bien.

 

 

 

 

 

 

 

 

14/03/2011

Matin brouillard.

Je ne sais pas où ce train me mène mais il y va.

Le brouillard cache le paysage et je devine seulement quelques formes fantomatiques.

Ajouté à la vitesse quasi supersonique de ce train dans la plaine, cela donne un parfum inéluctable.

Le train roule, roule, accélère. Il fonce, fonce à toute allure.

C'est comme un avion à l'atterrissage, il y a une fraction de temps où il n'est plus temps de remettre les gaz pour repartir et rester en vol.

Ici, le sentiment qui se dégage est exactement celui-ci, mais dans une dynamique symétrique.

Dans le wagon, pas un bruit, pas une seule parole comme si les passagers du vent retenaient leur souffle.

Un silence presque pesant, destination un ailleurs inconnu.

Dehors, il n'y a âmes qui vivent.

Le train accélère encore. Il va sans doute décoller, çà y est nous sommes dans les nuages, enfin je crois.

Le train vient de passer dans une quatrième dimension c'est sûr.

Personne ne l'a remarqué et pourtant c'est bien le cas.

Le voyage qui commence aurait-il une destination ?

Les passagers semblent hypnotisés et calmes, sans peur ou panique apparente.

Mon rythme cardiaque s’accélère aussi sûrement que le train grimpe en vitesse.

Nous venons de croiser dans le ciel, entre deux nuages, quelques avions à hélice. Je suis tout étonné car les hélices sont animées d’une rotation lente, si lente, comme au ralenti. Sur les turbines, je peux déchiffrer furtivement un acronyme, ERDF (En Route Dans le Futur, c’est une confirmation !)

L’impression de vitesse s’en trouve décupler. Je suis devenu comme un électron dans l’immensité d’un blanc gris ouaté.

Je ne connais pas le voyage, mais il va très vite.

Le bathyscaphe qui m’emmène désormais ne plaisante pas, il sait.

Et je ne sais pas.

Dehors, par le hublot, je ne perçois qu’un univers figé. Einstein saurait sans doute me dire.

Vertige infini, où suis-je ?

10/03/2011

Neolingua

Je viens de découvrir une nouvelle langue.

Je ne sais pas si elle va supplanter le chinois ou même l'anglais. En tout cas, Google ne la connait pas encore !

Bizaremment, je tape le mot à traduire, je choisis "détection automatique de la langue". Je clique.

Mais rien, Google "sèche".

-tomodensitometrique

-ilions

-coxopathie

-coccygien

-chondral

-cotyle

-ilio

-lyse

-ostéophyte

-ischio

Je relis, une fois deux fois, la seule expression que j'ai comprise c'est "Siemens Emotion".

 

Tu parles d'une emotion ! Il est trop gris.

Ah! si, un petit bout au passage "pas de modification traumatique de la structure"

Et l'homme en blanc qui dit je ne vois rien.

Je m'inquiète, parce que moi, je vois sur son écran une sorte d'image faite de taches, comme chez un  test de Rorschach.

Moi, je vois très bien, une image de la planète Venus sur l'écran de gauche et de l'autre côté, une vue aérienne des nuages au-dessus du Piémont.

 

Il répète je ne vois rien.

 

Je me dis qu'il faut qu'il change de lunettes, je n'ose lui dire car sa loghorrée ne laisse aucune place aux commentaires.

Demain, je m'inscris à Dauphine en langue "NeO"

 

Dans quatre ans, j'ai mon Master et je te traduirai !

 

 

 

 

 

18/02/2011

Pain d'épice aux 4 épices

Ingédients:

250 g de farine complète (N° 150)

120 g de miel

100 g de sucre roux ou de vergeoise

20 cl de lait

1 sachet de levure chimique

1 cc de cannelle

1 cc de 4 épices

 

Préparation:

Diluer le miel dans le lait tiédi, ajouter tous les ingrédients en mélangeant pour obtenir une pâte homogène.

Faire cuire dans un moule à cake 45 minutes à 160° (th 5/6)

 

17/02/2011

Oisiveté

Ciel bleu.

Soleil en coin.

Et rien à faire, juste musarder :)

 

 

16/02/2011

Valentinage

 

Moins de 5 mn pour que les pompiers n'arrivent sur place.

Prise en charge de la notion de douleur dès la 1ère minute par les sapeurs.

Pas d'attente aux urgences avec le médecin qui m'ausculte dans le quart d'heure.

Examens dans la foulée, radio sous toutes les coutures fémur, bassin, clavicule, tout y passe et aussi un scanner de la boite à malices en moins de 1h30.

A nouveau, prise en charge de la douleur dès l'arrivée aux urgences:

Sur une échelle de 1 à 10, combien mesurez-vous ?

Euh ! C’est-à-dire qu’on ne m’a jamais donné de mètre pour mesurer, même pas enseigner à l’école.

J’ai beau chercher, j’ai bien appris la table de multiplication mais mesurer la douleur, jamais !

J'ai envie de dire que c'est au-delà de son échelle !!!

C'est la toute première fois qu'on m'interroge en tant que patient sur le ressenti de ma douleur, j'en suis tout étonné !

Alors je lui dis timidement entre 9 et 10.

Ah! Oui quand même, les antalgiques risquent de ne pas suffire me fait-elle après m'avoir perfusé.

De fait, 30 minutes plus tard, me voilà sous morphine.

Cà fait un bien fou ce truc, j'ai même réussi à dormir.

Le matin, je suis interrogé toujours sur la douleur et ce sera un leitmotiv tout au long de mon séjour bien involontaire dans cet hôpital que j'aperçois de loin quand je vais faire mes courses le samedi.

 

Je sors aujourd'hui avec une grande satisfaction de notre service de santé, très loin de ce que j'entends dans les media, belle efficacité!

 

 

Voilà, comment passer la saint Valentin en tête à tête avec son goutte à goutte.

 

NB: Je suis ravi ô combien, après une chute de 4 mètres du haut d'un arbre, je m'en sors très, très bien.

 

La vie est belle :)

 

 

13/02/2011

Batterie

Figure-toi que je viens de changer ma plaque de cuisson.

La table de cuisson donnait des signes de faiblesse, voire présentait quelques risques de sécurité pour ses brûleurs au gaz. Quelques quinze années de loyaux services, pas si mal pour une société de consommation !

 

Alors, hop c'est décidé, je change. La table comportait 3 feux gaz et une plaque électrique. Je voulais garder la cuisson au gaz et trouver une source à induction, une plaque mixte.

J'ai cherché et j'ai trouvé pas mal de modèles mixtes à mon grand étonnement, certes pas dans un mode 3/1 mais 2/2.

Comme je ne voyais pas bien les différences entre la multitude de modèles proposés, je me suis laissé aller à la nostalgie en prenant la marque "Rosières". Je ne pensais pas que celle-ci existait encore, mais si !!! La marque de la bonne vieille cusinière à bois de ma grand-mère, qu'elle avait troqué ensuite pour une belle gazinière du même nom existait belle et bien : Par ici, Rosières

Je la reçois ce week-end et je l'installe... Après quelques adaptations du logement avec la scie sauteuse et la scie égoïne dans le plan de travail, voici la table en place.

Passons aux choses sérieuses, et test !

Le gaz çà marche et l'induction ?

Je pose une magifique casserole de ma batterie (si, tout inox, et belle). Las, rien ne se passe.

Je change de foyer et nada! rien.

Mince, mes casseroles ne seraient pas compatbiles avec l'induction ?

Pourtant, je me souviens avoir poser la question, mais c'était il y a quelques dizaines d'année quand l'induction était encore très confidentielle. Le vendeur aura été imprécis.

Je prends un aimant, le pose sur le fond de ma casserole et il glisse comme sur un toboggan ! Nul doute, le fond triple épaisseur de mes casseroles n'est pas magnétique et donc incompatible avec ma nouvelle table de cuisson :(.

Il faut me résoudre, il me faudra donc trouver une nouvelle batterie compatible avec l'induction.

Et pour mes belles casseroles, comme neuves après tant d'années, des Létang-Remy, il reste les feux gaz. 

 

 

 

09/02/2011

Ma nouvelle voiture

Ma fille cherche une petite voiture.

C'est ce modèle sinon rien me dit-elle !

 

Comme il s'agit d'un modèle récent, la cote est un peu élevée.

Du coup, s'agissant d'un modèle de marque allemande, nan je fais pas de pub, je recherche sur un site de pettites annonces en Allemagne.

 

Première surprise, je trouve des véhicules nettement au-dessous des prix de vente affichés en France.

Devant cette première découverte encourageante, je poursuis sur plusieurs sites, et là, je tombe sur une voiture incroyable, faible kilométrage et prix 3 fois inférieur à la cote !!! Je me dis, je suis sur l'occaz du siècle.

J'écris pour demander des précisions, histoire de m'assurer qu'il n'y a pas une faute de frappe.

La réponse que je reçois est tout à fait convaincante:

C'est une femme qui me répond en m'indiquant que son salaud de mari lui a acheté cette voiture après le divorce. Et comme le beau mari était parti avec la belle Volvo, ce dernier s'était vu contraint de lui acheter une nouvelle voiture à titre d'égalité de traitement pour la séparation.

Mais le vilain mari avait eu l'indélicatesse de lui acheter une voiture avec volant à gauche pour circuler... en Angleterre, un vrai cauchemar au dire de la dame!

Ce week-end, je prends un billet en Eurostar pour Londres ! Je vais vérifier sur place ;)

 

 

 

 

02/02/2011

Pourquoi je grossis ?

J'ai changé de lieu de travail et me voici à la "capitale" !

Du coup, les habitudes de province se trouvent rangées aux articles de morte saison !

 

Et je grossis comme un poulet en basse-cour.

 

Est-ce le déclin d'activité ? Je ne prends pas les ascenseurs et je préfère les escaliers, je délaisse le metro et je prends le Velib... J'essaie de conserver une activité physique à défaut de pratiquer un sport régulier et rien n'y fait.

Manger équilibré ? ben, je fais ce que je peux, là faut dire qu'en province, le déjeuner à la maison c'est plus diététique que la formule du midi au restau du coin. Mais le soir je compense en consommant salades et légumes, fruits ou compote.

 

Mais alors qu'est-ce qui se passe à la capitale ?

 

L'air est remplie de calories ?

Le stress nourrit ?

Que nenni ! je viens de trouver dans une étude très scientifique qui vient d'être publiée dans les plus grandes revues scientifiques internaionales.

Cela se passe la nuit.

Vi, t'es pas obligé de sourire en coin !

 

Figure-toi que pour favoriser le métabolisme de ton corps la nuit, il faut avoir une température de 17° maximum.

C'est ce que j'ai sans problème à la maison, puisque je ne mets pas le chauffage dans la chambre.

Mais là, dans mon bout de studio à la capitale, c'est une pièce unique et un chauffage collectif  !!!

Il doit faire au moins 25° ! D'ailleurs je suis tout nu tout le temps pour le plus grand plaisir de la voisine du 69ème étage en face.

Donc voilà l'explication totalement scientifique, une température basse pendant ton sommeil, et hop! ton corps consomme des calories pendant que tu dors.

J'AI L'EXPLICATION, CE SOIR JE FERME LE RADIATEUR DEFINITIVEMENT.

La preuve est irréfutable, dans les pays du nord, les gens sont tous sveltes, c'est connu, t'as déjà vu un esquimau obèse ? et dans les pays chauds, les indigènes sont tous énormes, c'est un lieu commun.

Si! Et on n'a jamais vu un éléphant au pôle nord.

CQFD

 

 

20/01/2011

Matin à dent

 

Ce matin, après mon petit déjeuner je file me brosser les dents.

Il parait que les français renouvellent peu leur brosse à dent, alors j'essaie de faire grimper la statistique !

En Novembre, j'ai donc acheté une jolie brosse avec un manche bleu. Je ne sais pas quel critère de choix tu sélectionnes pour décider de ton achat de brosse à dent.

Devant le rayon, elles se ressemblent toutes, le prix diffère légèrement, mais pour le slogan d'accroche sous le blister, rien ne m'accroche. Il y a autant de marques que de marques de dentifrice, en fait chaque marque de dentifrice propose ses brosses à dent, un peu comme si le pétrolier "Total" vendait des voitures, mais aussi "Shell", "Esso", "BP" etc...

Au final, ce sera la forme du manche et sa couleur qui me feront opter pour une jolie brosse "Oral B". 

Je me dis que comme cette marque ne vend pas de dentifrice, elle aura à cœur de faire un produit de qualité puisque ce n'est pas la pub avant le 20h qui fera sa notoriété.

Le manche est épais, un peu oblong et la couleur d'un beau bleu, j'achète !

Cela fait donc près de deux mois que je me brosse les dents quotidiennement avec ma jolie brosse.

Je suis très content de mon choix ! 

 

Mais là, ce matin, j'ai eu comme un choc !!! Figure-toi que je reçois comme une décharge fulgurante pendant le brossage. J'ai retiré brutalement la brosse de mon espace buccal.

L'effet de surprise est assez indescriptible. Une incrédulité totale. Une scène pour caméra cachée !

Je ressens une vibration dans le poignet. Pourtant la brosse n'est pas électrique, elle ne possède pas de logement pour insérer des piles. Je ne comprends pas ce qui se passe vraiment.

Cestkoicetruc!!!

Passé l'effet de surprise, j'écarquille les yeux, c'est bien la brosse qui vibre. J'observe de plus près et j'aperçois, moulée dans le plastique du manche, une surépaisseur. J'appuie, hop, plus de vibration. J'appuie encore, hop, la vibration se met en route.

Je me demande si quelque lutin, n'a pas échangé ma brosse dans la nuit, un peu comme cette scène d'anthologie dans la salle de bain du film d'Amélie Poulain. Mais non, c'est bien ma brosse.

Je ne m'explique pas comment pendant presque deux mois rien ne s'est passé.

Je passe à la phase test. Je laisse en route la fonction "vibration" de la brosse et je poursuis le brossage.

L'effet n'est pas convaincant. En fait, le manche vibre et c'est plus la paume de la main qui se trouve "massée" interactivement que mes dents. Il faut un temps d'adaptation. Pour retransmettre le mouvement à la tête de la brosse, il faut tenir "fermement" le manche, même très fermement. 

C'est vraiment un gadget... j'ai acheté un gadget !!! Moi qui croyais avoir fait un choix "indépendant".

Si çà se trouve, je n'ai plus la notice, mais cette brosse est multifonction. Je ne te fais pas de dessin, mais bon, en y réfléchissant un peu, la forme du manche, son épaisseur, sa fonction vibrante. Comme dans les Trois Suisses, un appareil pour massage facial ;)

10/01/2011

Chat blanc

Un chat blanc

   C'est rare un chat blanc

                 Un chat tout noir

                   C'est plus courant

                      Mais c'est moins blanc

                          Un chat noir, c'est souvent

                                                     Pas toujours

                                   Selon la croyance populaire

                                                 Un signe de malheur

                                                Un maléfique le greffier

                                       Ou un compagnon des sorcières

                                     Mais ce ne sont que des billevesées

                                     Moi, je connais une vraie sorcière

                                       Qui a un chat pas du tout noir

                                                   Ni blanc d'ailleurs

                           Qui se prend pour une peluche

                                   J'ai surpris, l'autre jour, 

                                          Un chat blanc

                                  Sur les étagères

              C'est très curieux un chat

    Surtout les très jeunes chats !

Mais que faisait-il à musarder

   Entre les pots de confitures

                   Je ne sais pas trop

               Un chat parmi les pots

                          A peine plus gros

            Hop! le flibustier à l'aventure

                             Sur le sol fait rouler

                     Un pot tout rond qui a chu

    Et dans sa chute, improbable probabilité

                     Le pot est resté intact et entier

                  Sur le sol il roule et il doit son salut

                    A une petite plume blanche et noire

                                Qui aura amorti le choc inouï

                           Une étiquette blanche mais jaunie

                                                            Le regard surpris

               Une pupille toute ronde d'un jeune chat blanc 

                              "confiture de figue" à la main est-il écrit

                     Quelques années d'âge, d'une année millésimée

      La confiture se mange dans l'année disait ma grand-mère

                 Le chat blanc s'est empressé, la surprise passée

                De jouer avec le pot, tel un trophée de chasse

                                                    Avant qu'il ne le casse,

           Ou ne transforme l'étiquette en fanfreluche,

                                             Je vais le lui chiper :)

                               Mmmhmmmm! à déguster!

                  Et les années n'y ont rien changé

                Ma grand-mère s'était trompée

03/01/2011

Trêve des confiseurs

Familiale

En cocon

Sous la neige

Sous un sapin

Des cadeaux

Des absents

Des beaufs pas là

Des chansons d'autrefois

Des plats dans les grands

Des grands tout petits

Des petits plaisirs

Des menus hypercaloriques

Parfois gourmets

Parfois inattendu

Un chaton dans les paquets cadeau

Dehors la neige

Du blanc pour Noël

Opa absent

Ou alors très discret

Des cadeaux

Beaucoup trop

Quelques petits riens

A garder longtemps

Un texto

Une pause

La vie

 

25/12/2010

Du blanc

Du manque!
Cet état indéfinissable qui te surprend toi-même.
Au bureau, un jour de Décembre, entendre, «Dites  Pyrome , çà n'a pas l'air d'aller, on dirait que vous n'êtes pas là!»
Du manque!
Tu sais, oui, tu sais, tout est suspendu à un fil, un rien. Alors l'état de manque tient à tellement de chose.
D'une sonnerie de téléphone qui ne retentit plus, et de l'attente vaine quand tu le tiens au creux de ta paume comme un objet inutile.
D'un ciel bleu en coin qui réveille la pupille.
D'un écran qui ne voit plus les petites bulles s'envoler dans un effet Orton à chaque connexion en bleu.
Des appels comme si j'étais là-bas qui n'arrivent plus.
Des vibrations qui ne frémissent plus en mode silence au fond de la poche.
Du manque!
Des accélérations qui n'arrivent plus devant une boite de réception dans l'oubli, sans cette typographie en gras, « vous avez un message non lu »
Des sonorités de mélodies murmurées que tu crois encore entendre mais qui sous l'air vif du dehors se révèlent absentes.
Du regard croisé derrière une petite pastille translucide au-dessus de mon écran qui prend un air de Cyclope mal voyant.
D'une main qui cherche au fond d'une poche quelque nuage bleuté.
La peau qui frémit puis aussitôt déclare le jeûne aux premiers jours de l'Avent.
Des plumes que tu ne vois plus sous tes pas.
La chamade qui ne s'emballe plus sous le susurrement d'un prénom. Wow!
De la pensée qui s'évade comme une éclipse aux beaux milieux des conversations.
De l'ombre d'un chapeau qui s'agrandit sous un rayon de soleil.
D'une goutte de pluie qui roule en silence sans bouger, comme liée en équilibre.
D'un sourire qui devant un chat dessiné au tableau noir dans la cuisine avec dessous, une boite de pansement Tricosteril en guise de boite à craies.
D'une voix qui ne volubile plus.
De mille choses, mille.
Du manque!

Entre absence et disette.
Entre déficit et besoin
Entre vide et rareté
Entre éclipse et hiver

Le manque est blanc, de couleur blanche, comme une page blanche, quoiqu'il arrive.

18/11/2010

Secret de jardin

Dehors il neige

Dedans une odeur

Dehors une lumière

Dedans il dort

Un soliflore sur la table, posé

Le greffier d'un oeil garde l'autre fermé

Le chat garde un secret

C'est sûr

Une rose rose et odorante, fraiche cueillie du jardin

C'est beau

Le chat garde un secret de jardin

 

Découvrez la playlist wonderwall avec Various Artists - Metallic Attack

09/11/2010

Automnéa

Quelques pas à mille temps

Monet a sorti son chevalet

C'est un tableau sans demi-mesure

Le tigre aurait aimé

Dans l'orangerie, des couleurs immenses

Des ocres

Des rouges

Des verts

Des marrons

Des jaunes

Des kakis

Des oranges

Et la lumière si particulière

Horizontalité, l'angle se joue des couleurs

Douces

Et des taches comme autant de pixel

Une impression de peinture à la Monet

Le long du  chemin, une haie colorée, bigarrée

Au détour du chemin, quelques arbres impudiques

Et sur le chemin, un tapis de feuilles

Le soleil se joue des couleurs

Comme une caresse sur la jour

Mordoré ou doré

Vous avez un message adoré

Un parfum, une odeur

L'automne est une odeur, Monet un parfumeur.

15/08/2010

Départ

Je n'imaginais pas que ce colosse puisse être fragile.

Je n'imaginais pas que cette puissance de la nature trébuche.

Je n'imaginais pas que cet homme un jour puisse partir.

Je n'imaginais pas que ce Rabelaisien de la table s'arrêtât de manger.

Je n'imaginais pas...

 

Mais un beau jour d'été, il est parti.

 

16/05/2010

Jardinier du Dimanche

Passé les seins de glace, pardon, les saints de glace je me suis précipité dans mon jardin.

Oui, je ne suis pas très organisé, je fais selon l'humeur mes activités de jardinage, je fais en fonction du temps libre, je fais en fonction du temps tout court.

En fait, j'y passe très peu de temps.

Mais un peu quand même.

Ma principale fierté de jardinier du Dimanche, c'est de planter mes tomates et d'obtenir les plus belles du quartier.

Carla Bruni pourra s'en inspirer pour un prochain titre.

Vi, je me débrouille très très bien en tomates, ou alors les jardiniers alentours n'y connaissent rien en tomate.

Mais si, tu verras, j'aurais bien les plus belles, un peu de terre dans les veines depuis l'enfance ;)

 

12 pieds, me manque juste des pieds "tomate cerises" que je n'ai pas trouvés suffisamment "sains" dans ma jardinerie, je chercherai sur le marché la semaine prochaine.

Et je passerai les voir... Piouuuu !!! cette année, pas très souvent hélas, j'espère qu'elles tiendront mes promesses !

 

 

 

 

 

 

 

 

21:02 Publié dans Humeur du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardinage

09/05/2010

Naud

Ce matin, petit parcours de santé dans les environs autour d'un plan d'eau.

L'ado Benjamin suit, en footing !

Vi, c'est possible de courir avec son ado Benjamin un dimanche matin.

D'accord, il y a une greffe musicale au niveau des pavillons, mais quand même, l'ado vient sans trop rechigner.

Les motivations sont à chercher sous je ne sais quel ressort. Probablement ai-je dû lâcher innocemment il y a quelques temps que courir renforçait la ceinture abdominale, ou encore raffermissait les muscles fessiers. Je ne me souviens plus exactement de tout ce que j'ai pu dire sur les bienfaits de l'exercice physique.

Le résultat est là, l'ado Benjamin accompagne son père dans un footing matinal.

Et là, surprise du printemps, la senteur envahit soudain notre chemin.

Une odeur un peu âcre mais pas tout à fait, une odeur fertile, oui c'est le mot qui convient.

C'est une odeur d'enfance et chacun sait que ce sont les senteurs qui s'inscrivent le plus durablement quelque part entre cortex et synapses.

C'est une odeur de guéret tout frais, une odeur qui emplit les narines sans que l'on comprenne exactement d'où vient l'effluve. Il faut quelques secondes au cerveau pour relier tout un tas de souvenirs épars. C'est bien de la terre dont il s'agit. Un regard qui balaie l'horizon de droite à gauche et qui soudain s'arrête. La terre fraichement retournée, labourée, hersée pour se transformer en guéret soyeux est prête pour le semis.

 

Ce matin, notre footing sent le guéret, et c'est un plaisir doux.

 

 

 

24/04/2010

The machine is us/ing us

C'était il y a trois ans déjà... Depuis, il y a eu la montée de Facebook, de twitter, de iPhone... (Baisser le son, la musique est du genre lancinante :) )


22/04/2010

Pizzicato

Arthur,

Lier, délier, relier,
D'un fil.

Nouer, dénouer,
D'un lien.

Étendre, pendre, dépendre,
Du linge.

Fermer les yeux,
Jaunes, rouges, bleues.

Écouter,
Sous la peau, un murmure.

En pincer,
Pizzicato ♪ ♫

 

Écriture.

 

 

20/04/2010

Chasseur

Mon chat est un vrai chasseur.

 

Encore jeune, il réclame sa pitance chaque jour avec insistance.

Devant la banalité du contenu l'écuelle, il n'hésite pas à faire savoir son mécontentement gastronomique.

La carte du restaurant n'est pas à la hauteur, qu'à cela ne tienne!

Du coup la nuit tombée, il part en quête de proies faciles.

Quand la nuit n'a pas été propice à son jeu, c'est dès l'aube qu'il quitte le nid douillet.

Parfois, il revient repu, mais cela ne suffit pas à son plaisir. Le plus souvent, il lui faut montrer au Chef que sa pitance n'est plus digne d'une cuisine 4 étoiles.

Le chat ramène donc ses proies à domicile pour montrer au Chef que le succès d'une bonne carte passe par la fraîcheur des ingrédients ! Les souris sont bien vivantes. Du bio, du vrai, prélevées dans la nature!

Je ne vous dessine pas l'ambiance qui en découle dans les coulisses du restaurant. Entre canapé, table basse, meubles et autres recoins, le jeu du chat et de la souris pourra durer des heures!

Un peu sadique le greffier!

Sauf que, parfois, ayant entre temps grignoté quelques croquettes au fast food du coin, l'animal se désintéresse ouvertement du repas pourtant parfaitement bio. Après tout, l'objectif est atteint, le Chef aura été informé de visu sur la prochaine recette à inscrire à la carte.

Oui, mais l'autre animal bio sur quatre pattes s'approprie le nouveau territoire par l'odeur alléchée d'un autre 4 étoiles à la carte plus savoureuse encore.

Pas bête la bête, la voici dans le garde-manger à l'insu des propriétaires...vous l'aurez deviné.

C'est donc en toute impunité que la jolie grisouille s'installe en catimini dans l'arrière recoin de la cuisine intégrée !!!

Impossible à déloger, c'est une squatteuse qui connait bien ses droits. Elle va donc user de toutes les ficelles pour contourner les règles d'usage et les lois.

Maaaaaaaaaa !!!

Et le chat qui minaude dans la cuisine en se léchant les babines devant son écuelle remplie de croquette "vitalité".  Et oui, l'animal félin est éclectique et ne dédaigne pas un plat préparé quand il s'agit de s'économiser. Oui, bien c'est dans la pub ce truc !!! Parce que "vitalité" ou pas,  le chat ne prête pas attention le moins du monde au nouvel hôte des lieux, tapi dans le ventre du garde-manger.

Quand je dis le nouvel hôte... je devrais écrire au pluriel ! A mon avis, le locataire est venu en famille. Une portée, çà fait combien de petits ?

Un hôtel particulier avec cuisine à disposition et table ouverte, le rêve!

 

Devant les menaces inutiles de la force publique, j'ai dû faire appel à un barbouze. Lequel s'est octroyé les services d'une seconde main experte en empoisonnement en tout genre.

Il est venu avec une gamelle remplie d'une décoction savante à base de blé "rouge", une nouvelle variété à ne pas mettre entre toutes les mains.

Incroyable talent culinaire, la gamelle a été vidée, oui, vidée en moins de 24h. Je n'en ai pas cru mes yeux. Faudra que je lui demande la recette.

Je ne sais si l'empoisonnement a été efficace. Nous allons mettre le garde-manger sous haute surveillance, avec caméra, webcam et autre société de gardiennage.

 

Le chat n'a pas changé ses habitudes, il continue de chasser avec un grand dédain et dort tout son saoûl la plupart du temps.

 

 

17/04/2010

Violon

Ce matin le chat m'ignore.

Superbement !

Et tout au dehors, le soleil caresse le matin engourdi.

Le facteur passe et sonne!

Colissimo.

En fond sonore, un violon virtuose.

Tout le monde dort.

Presque.

Premiers étirements.

L'effet sonore de la cloche que le facteur aura réveillée

Réveil

Doux

Tout doux.

 

 

 

 

 

10/04/2010

Au sud de la frontière,

à l'ouest du soleil

[Les vautours chauves, c'est très différent. Ils se nourrissent d'art et de lendemain?]

Haruki Murakami

 

 

>>> Ecoute du morceau complet, c'est ici <<<

Découvrez la playlist wonderwall avec Duke Ellington

09/04/2010

Gift List

 

J'ai un vieil album de Michel Polnareff... mais dans le format cassette audio, que je ne pourrai bientôt plus lire.

 

Il s'agit de l'album "Polnarévolution".

 

Si quelqu'un sait où je peux le trouver à un prix raisonnable, je suis preneur :)

 

07/04/2010

Sans motif apparent

Ce matin, réveil aux aurores.

 

Piouuuu! Par sécurité j'avais mis mon portable en mode réveil avec une sonnerie toute douce. Il faut dire que la semaine dernière j'avais loupé le réveil!!!

 

J'avais donc programmé une sonnerie bucolique de chant d'oiseaux comme je les entends habituellement à mon réveil vers 5H du matin, au dehors.

 

5h05 mon radio réveil distille un flot de nouvelles que je ne veux entendre, vu que j'ai mis mon nouveau portable en mode réveil juste 5mn plus tard. 5mn de répit dans une nuit trop courte.

Soudain, je sursaute! C'est mon portable qui vient de lancer le réveil avec une mélodie que je ne trouve plus du tout, mais alors plus du tout bucolique!

"BirdieRing" à 5h10 du matin, c'est comme une sirène de chant d'oiseaux, c'est vraiment désagréable comme un réveil qui sonne trop tôt.

 

Debout, hop! Sous la douche! Las! L'eau chaude fait grève ce matin... Je dois visiter la chaudière pour quelque réglage dans un état second. Personne à cette heure matinale ne pourra m'expliquer cet incident et je suis trop peu éveillé pour analyser le phénomène.

 

Finalement, je pars avec mon taxi préféré ;)

 

Je ne dis mot.

La radio se singularise de bon matin avec des reportages de fond pour ceux qui en ont entre les oreilles.

Les "metrosexuels", tel est le thème! Recette éprouvée, un peu de piment sexuel dans les infos du matin, l'audience est assurée pour la tranche de 3h de la matinale où j'en suis sûr le reportage va passer en boucle pendant la tranche de 3h du matin.

De là à parier que le sujet sera repris par les ondes voisines ou le gratuit du métro parisien ou la liste d'actu de Google...

Le metrosexuel est un homme, un vrai!

Donc méfiez-vous des imitations, mesdames! C'est une façon d'intéresser mine de rien, aussi bien les hommes que les femmes.

L'homme, le vrai, le metrosexuel prend soin de lui. Sous entendu, pour ces messieurs, si vous voulez séduire, point de succès si vous n'êtes un vrai, un homme, un metrosexuel ! Et surtout si vous voulez être "vrai" !

La société de consommation ayant déjà fait le plein en matière de soin avec les femmes, entre produits cosmétiques, soins anti-âge, soins corporels, chirurgie plastique et j'en oublie qu'il fallait bien trouver des relais de croissance comme ils disent.

Ce sera l'homme, mais le vrai. La société de consommation va nous créer des besoins essentiels !

A écouter l'homme interviewé, il faudrait une pilosité proche de zéro !

Maaaaah ! Mais je ne suis pas d'accord moa !

Et d'abord pour quelle raison il ne faudrait plus de poils, ni là, ni là et puis ni là !

Je vais m'immortaliser pendant que je suis encore photogénique pour ensuite devenir une vraie curiosité dans quelques dizaines d'années quand tous les hommes seront imberbes ! A défaut d'être un homme, un vrai.

 

Arrivé à la gare, je trouve le hall quasi désert, chouette, je n'ai pas besoin de faire la queue devant l'automate.

 

En tapotant sur l'écran je ressens comme une douleur sur la tranche de la paume.

 

Bigre, je jette un œil distrait, il n'y a plus de peau sur 1 centimètre/carré!!!

 

Brutalement, la douleur que je n'avais même pas perçue devient obsessionnelle!

Je ne parviens pas à me remémorer un quelconque incident, ce qui paradoxalement renforce la douleur ressentie. Comme si le fait de découvrir soudainement une altération somme toute bénigne mais sans conscience de cause réelle rendait le petit bobo carrément insoutenable!

Je demande illico à la buraliste matinale si elle vend des pansements. Elle me prend pour un original et me répond que non!

Vu la faible fréquentation de ce matin, notre chef de gare dans son costume tout bleu est très disponible. Je le consulte (rire, ça fait médecin!) pour savoir s'il a un pansement pour me soigner. Soulagement, il a une trousse de premier secours et me voilà déjà guéri alors que j'ignore toujours quel accrochage a bien pu causer un tel dégât.

Cela reste une énigme! Tout autant que ce hall de gare quasi vide. Sans doute un effet vacances scolaires, pourtant nous ne sommes pas dans la zone B. Ou alors l'effet RTT ou solde de congés. Le chef de gare à qui j'en fais la remarque me rétorque: "c'est normal, tous les trains ne circulent pas".

Je regarde le panneau électronique qui affiche un laconique "train annulé" devant le quai que je m'apprêtais à rejoindre par habitude sans même vérifier.

Oui! Ben c'est la grève de la SNCF! Sans motif évident, le chef de gare en est lui même contrarié.

J'ai donc pris un TER au lieu d'un TGV, oui, mais un TER tout neuf.

Et le TER, il s'arrête dans toutes les gares! En un mot, il prend son temps. Je me suis installé confortablement, j'ai eu le temps de me commander un café avant de monter (vi, y a quand même pas un bar dans le TER). J'ai ouvert mon nouveau PC qui n'a rien de très nouveau sauf qu'il a une puce intégrée! Maintenant, c'est big brother à toute heure... Ils savent où je suis, ce que je fais, et surtout je suis connecté!

C O N N E C T E (j'arrive pas à faire l'accent !)

Je suis donc en connexion hyperactive quand la batterie me délaisse sans raison apparente en moins d'1h30, ce qui est tout de même peu pour un appareil dit nomade et tout neuf.

Du coup, je tape un billet , ce billet avec mon smartphone, Si !!! avec un seul doigt, je m'entraine...

 

Ce matin était sans raison apparente.

 

 

 

 

06/04/2010

Immortalité

Cela fait quelque temps que je n'ai écrit un billet.

Question de temps

Question d'humeur

Question de plaisir

 

Quand j'écris quelque temps, cela doit faire quelques mois !!!

Le temps passe vite. Non, le temps ne passe pas vite, c'est la perception que l'on a du temps qui passe qui est plus ou moins rapide.

A l'échelle du temps, nous sommes tout petit. J'ai lu récemment, je cite de mémoire, mais en gros, si on situe la création de l'univers (est-ce qu'on dit création d'abord ???, disons la naissance ?), si on situe la naissance de l'univers à la première minute d'une journée de 24h, nous serions aujourd'hui à 23h59 pour l'apparition de l'homme sur la terre et quelques secondes plus tard à nos jours !!! (à la réflexion, je me demande si je n'ai pas déjà écrit un billet sur ce sujet, j'ai du mal à me renouveler)

Euh! je cite de mémoire heing! c'est l'ordre de grandeur qu'il faut retenir, l'idée générale. Pour ceux qui veulent creuser l'idée scientifique du temps qui passe, il y a mille façons, de la thèse scientifique à wikipedia en passant par des petits sites de passionnés (comme http://pythacli.chez-alice.fr/, bon suis pas sûr d'avoir tout compris!).

Donc si nous nous mettons à l'échelle de l'univers, mais c'est carrément la vitesse de la lumière qu'il faudrait pour analyser notre espérance de vie, et encore. Ce ne serait que quelques millièmes de millième de seconde. C'est évidemment rapide pour le moins.

Si je me mets à l'échelle d'une saison, il faut déjà 365 jours pour voir une même saison revenir. Ouf! çà va mieux, du coup c'est lent, lent comme le balancier immense de l'horloge de ma grand-mère qui allait et venait dans un tictac régulier de métronome.

Et voilà le printemps nous revient. Vive le printemps, bientôt des couleurs et du soleil dans nos vies :)

Profitez du temps qui passe... Lentement.

Je me faisais la réflexion en regardant à l'instant les statistiques de mon blog. Il y a un graphe de fréquentation !!! Si, si si !

Et bien, figure-toi que mon blog est fréquenté très régulièrement, même sans que je n'écrive le moindre billet. J'en suis resté coi !

Je me suis quand même dit, fréquentation oui, mais peu de commentaires... Sans doute quelques internautes égarés dans des google listes.

 

J'en arrive à mon titre : "Immortalité". Internet vient d'inventer l'immortalité, sans rien faire, mon blog aussi petit soit-il dans un océan sans cesse grandissant restera présent des années et des années, dans des caches (vi, des caches de données comme ils disent, dans des fantômes de serveurs).

 

Le temps passe vite mais dure longtemps.