23.08.2008
Autour d'une table
Je ne sais pas comment la conversation est arrivée sur ce sujet.
En pratique, c'est assez rare de glisser sur le terrain des discussions politiques.
Les JO... La visite des grands du monde à Pékin...des petits aussi.
Mais vous vous rendez compte, il est complètement nul !
Il n'a pas pu aligner trois phrases compréhensibles, rien d'intelligible, rien, même le journaliste de CNN était décontenancé!
Vivement l'automne prochain après les conventions avec l'élection du nouveau président.
Quoique, y a son cousin dans la course, c'est guère mieux, vraiment guère mieux, presque un clône.
Et l'anglais de commenter, ah! oui, mais c'est dans les frites qu'il bosse, non!
C'était un extrait [un américain de passage au mois d'août]
PS: Euh! tu disais, le nôtre...
22:55 Publié dans Humeur du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.08.2008
Pause
Hum! Enfin, comme j'écris de manière très aléatoire sur le blog, çà devrait passer inaperçu.
Pause estivale pour une semaine.
00:00 Publié dans Humeur du matin | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09.08.2008
Sambos
Cette nuit, j'ai mangé des Nems délicieux avec gourmandise, juste avec les doigts.
Quand les nuits sont gourmandes, c'est que l'esprit voyage sur les mers.
Ce matin, je me réveille quand tu dors.
Le coq s'en est aperçu, il chante en boucle, quelqu'un a du bloquer la touche "replay".
L'effet est inattendu, tout le monde dort, sauf mon estomac qui gargouille.
En ce mois d'Août, le ciel est gris pâle, dans quelque temps je prends la route pour quelque désert improbable, la mer sera là.
Les pigeons se sont joints au concert matinal, et le soleil vient de faire une apparition inopinée.
J'ai froid au pied et le café fume.
J'ai une barbichette de 3 jours, hum! caresse de chat sur ta peau.
Erick traine à côté de moi sur le canapé, je viens de prendre un bateau.
Au jeu de la barbichette, je perds souvent mais je suis bon perdant.
J'ai pris un chargeur.
Je te regarde dormir, les draps autour de toi comme un Sambo, un doux pliage.
Faim.
08:25 Publié dans Délire à lire, Humeur culinaire, Humeur du matin | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.08.2008
Hors-temps
Sous le globe chutent les flocons.
Devant les yeux de ma mémoire, sur le bureau de Mademoiselle, mon institutrice jusqu’à la classe des grands de Monsieur Servant, se matérialise la petite boule de verre. Lorsque nous avions été méritants, nous avions le droit de la retourner et de la tenir au creux de la main jusqu’à la chute du dernier flocon au pied de la tour Eiffel chromée. Je n’avais pas sept ans que je savais déjà que la lente mélopée des petites particules ouatées préfigure ce que ressent le cœur pendant une grande joie. La durée se ralentit et se dilate, le ballet s’éternise dans l’absence de heurts et lorsque le dernier flocon se pose, nous savons que nous avons vécu ce hors-temps qui est la marque des grandes illuminations. Enfant, souvent, je me demandais s’il me serait donné de vivre de pareils instants et de me tenir au cœur du lent et majestueux ballet des flocons, enfin arrachés à la morne frénésie du temps.
Est-ce cela se sentir nue ? Tous vêtements ôtés du corps, l'esprit reste pourtant encombré de parures. Mais l'invitation de M. Ozu avait provoqué en moi le sentiment de cette nudité totale qui est celle de l'âme seule et qui, nimbée de flocons, faisait à présent à mon coeur comme une brûlure délicieuse.
Je le regarde.
Et je me jette dans l'eau noire, profonde, glacée et exquise du hors-temps.
Extrait: "L'élégance du hérisson" de Muriel Barbery
11:10 Publié dans Humeur légère et fragile | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.08.2008
Hyperborée
Je me suis déchaussé à l'entrée du temple.
Passé la première porte, je me retrouve dans un patio qui ressemble plus à un morceau du Bronx qu'à un lieu de prière.
Le dallage de schistes noirs atteint des températures hyperboréennes. Oui, j'informe simplement mon cerveau que je marche sur de la glace, je ne suis pas sûr de l'avoir leurré complètement, mais avec les 38° extérieur, je n'avais d'autre choix pour parvenir à traverser cet espace incandescent, marchant d'un pas incrédule derrière mes compagnons au pas souple et sûr!
Sans le savoir, je suis simplement entré dans un lieu de prière du Dieu protecteur, quelques paroles du prêtre des lieux, quelques échanges brefs auxquels je ne comprends rien, et je sors médusé, un collier de jasmin au poignet.
A la sortie, après m'être rechaussé, mes compagnons m'indiquent que je dois le porter toute la journée durant pour que son effet protecteur se réalise. Je crois bien que j'ai dormi avec :)
15:55 Publié dans Humeur carnet de voyage, Humeur légère et fragile | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.08.2008
L'horloge du temps
Je suis arrivé ce matin à 5h10.
Sitôt sur le tarmac, la chaleur et la moiteur m'ont figé comme une statue hors du temps. Le bus navette se faisait attendre.
Le tapis à bagage roule déjà, une peu comme une horloge, inexorablement, indéfiniment, comme s'il ne s'était jamais arrêté, avec un cliquetis régulier, tic, tac, tic, tac!
Les premières valises sont sur le tapis, quand dans nos aéroports il faut attendre des heures! Je crois voir ma valise, je m'approche. Je ne la reconnais finalement pas.
Ce doit être l'effet "jetlag" ou le manque de sommeil avec cette fichue escale durant la nuit.
Un regard sur la valise qui s'éloigne et d'un flash, je reconnais cette fois mon bagage qui s'enfuie, comme une feuille morte dans le lit de la rivière, vers je ne sais quelle destination, sans un regard.
Je me précipite, vif comme une trotteuse, pour contourner la foule qui se presse autour du tapis. Je me fraye un passage une bonne dizaine de mètres plus loin, et dans un regard:
"Stay zen, Sir, zen, you've so many time !"
Je viens de prendre un uppercut dans le foie, et je reste Ko debout, une seconde, une minute, une éternité; ma tête sonne les douze coups de minuit!
J'attrape quand même ma valise, comme au ralenti, dans un geste décomposé et je m'éloigne, d'un pas lent, au rythme d'une petite aiguille.
Je viens de poser le pied sur un autre continent et j'ai le temps.
Prendre le temps.
11:15 Publié dans Humeur du jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

