25.11.2006
Ménage d'automne
Ce matin il fait doux, doux, doux
Fou de vous!
St Catherine, c'est la fête
... Aux chapeaux ;)
Ce matin, vent de tempête
Déchaînement en coup de balai
Souffle en rafale sonore
Pour déjà décrocher
Les feuilles mordorées
Souffle, et souffle encore
Que je m'envole!
Pour un tête à tête :)
Et faire virevolter
Les gouttes d'eau!
Vole, vole, vole :)
11:40 Publié dans Délire à lire , Humeur du jour , Humeur poétique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.11.2006
Nuit bleue mauve
Une feuille de teinte bleue mauve, une de ces feuilles qui vous font penser à des mots doux, pas un billet ordinaire, non, une feuille précieuse, un peu comme un parchemin d'autrefois.
Une écriture de plein et de délié, une écriture bleue coure sur la feuille, de haut en bas. La calligraphie est assurée, rapide, un zeste suave avec ses courbes et ses arrondies.
Le ton est enjoué, volontiers caressant, comme une invitation à une danse, une valse peut-être, un danse à deux, certainement.
Le ton est tourbillon vestige d'un ârome nocturne, et l'écriture empreinte des ébats de la nuit se rappelle, tout comme la peau et les sens se souviennent, même longtemps après.
La feuille au ton bleu mauve est posée là, sur ton écritoire, jouant avec les premiers rayons du soleil levant.
Un frisson juste là, une feuille bleue mauve contient un trésor.
Une signature gourmande tout en bas,
Serait-ce possible alors!
Je t'aime
Edgar Will
(ou Edward Will, toi seule le sait)

Crédit: Deborah Chock / Ecriture
18:20 Publié dans Délire à lire , Humeur légère et fragile , Humeur poétique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.10.2006
L'heure H
Rire, je remonte ce billet (Octobre 2004) le plus visité sur mon blog (dixit les stats de blogspirit) ! Interpellé, je le relis, et de constater que l'histoire d'O est un véhicule très porteur.
Je souris encore à l'idée de l'internaute assoiffé qui tombe sur ce texte limpide comme l'eau!
:) ))))))))))))))))))

Kikou,
H, la huitième lettre de l'alphabet, d'où son nom ou vice versa.
En fait on ne sait pas très bien quelles sont les origines de "huit". Une histoire d'O. Cela s'est sans doute passé au moyen-âge. Des moines de la confrérie de l'huisserie, fervents défenseurs de la langue d"oïe" ont promu le "huit" en remplacement de "octo" en langue d'oc. En effet, octo rappelait beaucoup trop dans sa consonnance la langue d'oc. Il fallait donc trouver une nouvelle appellation.
Le choix premier avait été conduit par le heurtoir de l'huis de leur confrérie qui avait la forme d'un huit, une double boucle, huis, huis, octo, le H étant déjà la huitième lettre de l'alphabet, le huit était né.
Cette histoire d'O du huit ou comment passer de la lettre "O"cto à la lettre "H"uit avait été corroborée par le seul moine alchimiste de la confrérie qui au fond d'une cave laboratoire avait découvert que le H valait deux O, H2O, une vraie histoire d'eau. Lors du chapitre décisionnaire, un 8 octobre de l'an 888, le huit prenait définitivement sa place en langue d'oïe, les 88 moines de la confrérie de l'huisserie ayant adopté cette appellation à l'unanimité.
Depuis ce temps, le H défraie cathodiquement la chronique.
Il accompagne les moments inopinés, souvent joyeux, Hourra!, Hip! Hip! Hourra!.
Le "H" en se plaçant en tête de tous ces mots marque de son empreinte les interjections du quotidien. D'ailleurs, elles sont tellement nombreuses.
Ah! Ah! Ah! Le rire hilarant, Hi! Hi! Hi! Pour un sourire en catimini, un rire coquin, malin, Oh! Pour le sentiment de surprise, Hue! Pour diriger sa monture, Hugh! pour le salut indien, Hou! Hou! Pour alerter le passant... Hum! Hum! Hum! Pour des moments plus secrets!
Bref! Vous l'avez remarqué, le "H" ponctue sans le savoir votre quotidien.
"H" aspiré ou "H" muet, la huitième lettre de l'alphabet a ses mystères, une subtilité de l'oralité, à peine perceptible!
A l'écrit, il est souvent plus rare, d'ailleurs sa calligraphie embarrasse nombre d'écoliers sur les bancs des classes, et vous, la calligraphie du "H" en belles cursives, avec pleins et déliés. Je ne vous ferai pas une démonstration avec cet outil virtuel!
En parlant du quotidien, le "H" s'affiche, dans la rue, synonyme de lieu de soin, mais aussi de lecture, le relay "H". Certains, mal informés pourraient penser qu'on y commerce du "H". Tiens! du "H", mais qu'est-ce donc, du hashish comme dans un poème de Baudelaire, de l'héroïne, produit opiacé? Je ne sais, en revanche le relay "H", c'est un lieu de passage, dans les halls de gare, les halls d'aéroport, un lieu où des voyageurs pressés achètent un bout de lecture avant de partir.
Entre journaux et magazines, presse spécialisée et presse quotidienne, presse masculine et presse féminine (tiens! çà existe!!!), Entre guide vert et guide hachette, entre collection poche et bandes dessinées, entre Goncourt et Renaudot, un lieu de l'écrit.
Un lieu Hchement bien ;-) On y fait ses emplettes dans l'instantané, la spontanéité.
hi hi hi!!! :P!
Bisous Hanneton
11:35 Publié dans Délire à lire | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Blog
23.10.2006
Sur une idée...
de Heure-bleue!
Ou comment placer dans un texte les mots:
ANPE, CHANEL, MANOLO BLAHNIK, COQ ROUGE, DICTIONNAIRE, TARTE TATIN, MADELEINE DE PROUST, BIBELOT, CHAGRIN et MEDISANCE.
J'ai lu, puis je me suis dit, ben bof, çà m'inspire pas son truc...
D'abord, c'est quoi des Manolo Blahnik, tu le sais toi ?
Moi pas...
Alors je vais sur Exalead, tu sais le google français, et je tombe sur des chausssures, maaaaa!!! Tu vas pas le croire, j'en avais jamais vu d'aussi, comment dire, voluptueuses ;)
Je m'imaginais, j'sais pas moi, une rue de Jérusalem, Tel-aviv, une légende hébraïque, enfin pas une paire de chaussures quand même !
Et là je tombe sur une paire "Brazil" et je suis parti pour un p'tit délire. Manolo Blatruc, çà m'a inspiré d'un coup.
Je me suis mis à écrire d'un trait, si si si!

>>>>>>>>>> Chez Heure Bleue ! <<<<<<<<<<<
Et hop! un délire ;) ))))
J'avais été par le passé un homme très pressé, ne comptant pas les heures, travaillant encore et encore. La vie s'écoulait trop vite sans que je n'y prenne garde. J'étais « designer » pour une marque fort réputée d'articles sportifs, la célèbre griffe « le Coq Rouge ».
L'apogée de ma carrière trop courte avait été la consécration de 1998, avec cette fameuse coupe du monde et mon modèle de chaussure Hi-tech dans un concept complètement renouvelé et dépouillé, la « Manolo Blahnik ». Le premier à l'avoir adoptée avait été Ronaldo, puis toute l'équipe du Brésil avait emboîté le pas... Rire... à ce joli pied de nez fait à la concurrence du moment. Certains, plutôt portés par la médisance avaient qualifié ma chaussure de bibelot, rien de moins, un ersatz de chaussure de chez Chanel. Franchement, elle avait de la gueule ma chaussure « Manolo Blahnik », avec son mono talon qui remplaçait avantageusement les 12 crampons officiels. Une adhérence à la pelouse inégalée jusqu'à ce jour. J'avais créé une chaussure légère, légère, avec une bride au niveau de la cheville, et une aération latérale maximum, en fait le pied était nu... Non, ce n'était pas un nu-pied, c'était une chaussure profilée, allégée en matière sur le côté afin de la rendre encore plus proche du pied de l'athlète, juste parvenir à se faire oublier.
La vague « Manolo Blahnik » avait gagné le grand public avec un modèle meilleur marché, lancé aussitôt pour surfer sur cette vague de succès. Notre maison le Coq Rouge allait pouvoir damner le pion aux multinationales du secteur. Nous avions recherché un nom pour cette version grand public. Tout le dictionnaire y était passé. Mais notre équipe marketing aux moyens réduits, ne parvenait pas à déposer un nom qui satisfasse notre directeur de produit. Finalement, devant tant d'esprit chagrin, nous en étions arrivés à la conclusion que le nom de « Manolo Blahnik » devait aussi être porté par cette version grand public. Ce fut un véritable déferlement!
Il fallait voir dans les rues, les jeunes, des femmes, des hommes, bref, la démarche sportive de toute une génération allait être scellée dans les mémoires collectives pour au moins une décennie, plus sûrement que la Madeleine de Proust n'avait pu le faire en son temps.
Et puis il y avait eu cette finale perdue par les brésiliens. Ce retourné raté de Ronaldo en position de buteur. Il s'était étalé, renversé comme une tarte tatin avaient titré quelques chroniqueurs sportifs à la plume acérée.
J'avais été convoqué dès le lendemain matin dans le bureau de notre directeur de produit, qui après avoir encensé le génie créateur de mézigue pour une aussi ingénieuse créativité, me demandait ni plus ni moins ma démission afin de calmer l'ire populaire qui ne cessait de monter. Il ne se passait plus de jours, sans qu'un fait divers ne relate une chute d'un porteur de « Manolo Blahnik ». Notre directeur n'avait cette fois pas de mots assez durs pour qualifier l'inconsistance et la légèreté de ma création.
C'est ainsi que je m'étais retrouvé par un beau jour de Juillet dans une agence de l'ANPE.
PS: Vi, je sais, des Manolo Blahnik, c'est très design ;)
21:00 Publié dans Délire à lire | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.10.2006
Dans les nuages
A 3000 pieds au-dessus de la ville des gens pressés, l'activité a des airs de festivité. Des lampions un peu partout, comme pour un décor de village de Noël, sans organisation précise, et puis çà et là, des chenilles lumineuses, un peu comme ces guirlandes tubulaires qui donnent l'illusion d'un mouvement pas à pas.
Des chenilles, à droite, à gauche, obéissant à je ne sais quel instinct millénaire, se mouvent inexorablement dans une seule et même direction, sur une trace invisible qui serpente entre les lampions. Il doit y avoir quelque chose de mystique dans cette migration matinale.
Ayant quitté depuis quelque temps déjà la ville pressée, je me suis retrouvé complètement dépaysé, en haute montagne, des sommets immenses à perte de vue, tous enneigés, avec à leur sommet, une bande de nuages gris qui contraste avec la blancheur de la neige et le soleil levant qui accentue le gris de cette écharpe cotonneuse. La chaîne se découpe à l'horizon à perte de vue, je crois bien que je n'avai jamais vu une chaîne montagneuse aussi longue.
Dans la vallée, des dizaines de milliers de moutons blancs grisés, non, plutôt des milliers de moutons gris blanchetés (comment çà, ce mot n'existe pas!) s'entassent, agglutinés, ne laissant aucun esapce libre, en route pour je ne sais quelle transhumance.
Déjà une voix façon "hotesse de l'air" annonce la fin de l'excursion, dommage!

08:50 Publié dans Délire à lire , Humeur promenade (le nez en l'air) | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.10.2006
Cactus
Ce matin, vol de nuit.
Je m'engouffre sur une route de campagne à la sortie de la ville.
Il fait nuit.
La route est humide d'une pluie d'automne, et au moment de bifurquer pour quitter la lumière de la ville et plonger dans l'obscurité, comme un passage, une porte imaginaire entre deux arbres séculaires qui se joignent au-dessus de la médiane de la route donnant un air mystérieux à la Harry Potter.
Embarquement dans l'espace des sorcières.
Sitôt passer de l'autre côté, des papillons virevoltent dans le halo de mes phares, ils sont des milliers à se précipiter dans la lumière, comme soulevés du sol, endormis qu'ils étaient. Ils ont tous des couleurs d'automne, à s'y méprendre, un air de feuilles mortes.
Je glisse un CD, une voix aux accents canadiens, "Donne moi tes lèvres, donne moi, donne moi tes yeux"...
Je file sur les ondes, comme un sorcier sur son balai, une musique entre les oreilles.
Le jour ne se lèvera pas jusqu'à la grande ville où je rejoins les hommes pressés...

07:15 Publié dans Délire à lire , Humeur du matin | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.10.2006
Tixa
Dans les steppes
Ce matin, un air sauvage dans la tête.
J'arrive à Rohazon, drôle nom, c'est juste l'heure du lever du soleil.
Ma nouvelle voiture écologique me le rappelle, après une ruade dans l'allée avant de me garer, ma voiture a poussé le chant du coq, c'était juste le lever du soleil. D'ailleurs à trois pas, une autre voiture écologique s'est signalée en répondant par un gloussement de gallinacé, ravi de sortir de la torpeur de la nuit.
Je suis un peu juste en temps, le loup de fer n'attendra pas.
J'arrive quelque part, drôle d'endroit, c'est juste le lever du soleil qui s'annonce.
Je chevauche dans la steppe, il fait frais dans la brume matinale très légère. Mes poumons se remplissent d'un air vivifiant, ma peau respire de mille gouttelettes micro-aériennes, c'est un matin sauvage, seul au monde dans un paysage à perte de vue. Je suis entouré de chevaux paisibles, comme endormis. Et là, sur l'horizon septentrionale, une couleur rose de Grace perce la torpeur de la nuit, quelques nuages gris d'Anvers s'étirent en ombres chinoises, vestiges de la pénombre nocturne.
J'ai pris un guide pour me rendre au lieu de rencontre des loups de fer. Il a un air sympathique, empressé, l'oeil vif, petite moustache fine, un teint basané par le soleil d'ici, Tixa, c'est son nom, déambule dans ces lieux inconnus comme s'il était chez lui, moi pas.
Nous arrivons très vite. Tixa perd de son flegme assuré à l'approche de la meute, un tronc d'arbre barre le sentier, et son cheval refuse de le franchir. Il gromèle, s'impatiente. Le gardien de la clairière finit par tirer son cheval par les rênes et lui fait franchir l'obstacle.
Les loups de fer apparaissent d'un coup, mon guide Tixa ne s'était pas trompé.
Le ciel a un air de steppe sauvage, teinté d'un rose de Grasse et de quelques gris d'Anvers. Ce ciel d'aurore est superbe dans sa diaprée automnale.

23:05 Publié dans Délire à lire | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.09.2006
Défense de parler

Défense de parler !!!
Ce matin, tôt, je prends la ligne 1.
C'est une ligne de métro avec des rames récentes, enfin, je dis çà, j'en sais rien, en tout cas parmi les plus récentes, avec les sièges parallèles à la voie et des voitures ouvertes en enfilade, plutôt sympa.
Je m'assieds sur un strapontin, la voiture n'est pas bondée, et cela me donne une vue imprenable au niveau du bassin des personnes debout.
Je ne sais pas si c'est la ligne qui veut çà, l'horaire, en tout cas, la voiture est classe !!!
Je ne vois que des sacs à main griffés.
Si,si si, c'est à peine croyable, tous, je dis bien tous les sacs à main que ces dames portent, arborent qui la griffe Louis Vuitton, qui la griffe Longchamps, j'en passe parce que je ne les connais pas, des Chanel, Yves St Laurent, c'est carrément un défilé de mode pour accessoires de grands couturiers!!!
Et ces messieurs ne sont pas en reste, avec leur attached-case en cuir pleine peau, mais là, la griffe doit être discrète, je ne la vois pas. Avec mon sac à dos, vi, moi je transporte mon portable et mes documents en sac à dos, avec mon sac à dos, j'ai un air exotique.
C'est pas possible, je suis tombé dans un défilé haute couture, je t'assure!
Les jeunes femmes, ont orné leurs ongles de pied d'un vernis noir, ornés de motifs clairs. Je ne sais pas exactement ce que c'est. Ben, j'allais quand même pas poser mon nez à leur pied...
Dis, si vraiment les motifs sont faits à la main, cela doit prendre un temps fou! Tu te rends compte, 10 ongles de pied, à vernir en noir, attendre le séchage, enfin je suppose que pour le décor qui suit, il faut que ce soit sec, puis un à un, décorer avec un motif... Une éternité de patience!
Ah! Pour faire bon assortiment de couleur, le lecteur MP3 est un ipod aux écouteurs blancs !!! En contraste avec un bandeau noir posé dans les cheveux.
Tiens, tu prends tous les accessoires des personnes devant moi, tu pars en vacances pour les îles pendant 2 semaines au moins !
Vi, j'ai un faible pour les îles, pas forcément lointaines.
Après un moment, je me rends compte que c'est un silence quasi parfait. Personne ne parle à personne! Chacun est comme dans une bulle, l'air gris et triste, préoccupé.
Je souris intérieurement, puis je souris tout court. Là, pour le coup, suis vraiment exotique, si quelqu'un m'observe, le seul dans la voiture qui sourit !!!
Tiens, tu pourrais presque penser qu'il s'agit d'un défilé de mode pour cérémonie funéraire!
Je promène mon regard à gauche à droite, pas un rictus, seul un air sombre habille leur bobine.
Ah! Peut-être celui-ci, là-bas, avec son journal l'Equipe qui savoure la victoire de l'équipe nationale trois buts à un contre ces fabulateurs d'italiens (fabuleux tu voulais dire ! nan, fabulateurs, d'ailleurs tu crois que çà vient de la même racine ?).
Pffffffffffffff!!! Défense de parler, çà doit être çà leur devise ce matin, Défense, l'Esplanade, je descends.
Je m'oriente, boutique d'accessoires Pecca en face de moi, dis tu crois qu'ils achètent leurs accessoires dans cette boutique, en tout cas, çà ouvre tôt, je parle de la boutique, je prends direction Courbevoie comme conseillé.
C'est la première fois que je viens dans le quartier.
Bon, un plan, mince!, la rue de mon rendez-vous n'existe pas !!! Comme j'ai une vague idée de la direction à prendre, je pars. Je marche au milieu d'un dédale de buildings aussi austères que l'étaient les gens dans le métro. Je me dis, tiens, le vieil adage qui se ressemble s'assemble doit être terriblement vrai dans le quartier.
C'est presque sinistre, le mot est trop fort, disons que cela donne une impression immensément vide. Ou alors c'est le temps gris de ce matin qui leur donne grise mine.
D'accord, il est encore tôt, mais çà ne respire pas la vie ce truc, un peu comme un empilage de legos trop grands. C'est à s'y perdre, il y a des escaliers partout, des passages, encore des passages, des passerelles et déjà des gens pressés.
Je finis d'ailleurs par me perdre.
Enfin, je ne suis pas perdu, vu que je ne sais pas où je vais, je déambule. J'appelle mon rendez-vous pour l'avertir de mon possible retard. La personne me fait, mais je l'avais bien dit à votre secrétaire, le plus simple c'était de prendre un taxi.
Bon, comme les explications d'itinéraire ne m'aide en rien dans cet enchevêtrement de buildings, je décide d'aller à l'entrée d'un hôtel que je viens de repérer pour prendre un taxi.
Las, bon, t'as raison, je ne suis pas patient, mais j'ai quand même bien attendu 5 mn, c'est l'heure du check-out, il y a deux personnes qui attendent devant moi, mathématiquement, si au bout de 5mn aucun taxi n'est là, si je multiplie par deux personnes en attente devant moi, il faudra au bas mot 10 mn d'attente, à supposer que le premier taxi arrive dans la seconde... Tu me suis, nan, pas grave, je ne suis pas patient, je rentre dans l'hôtel, doit bien y avoir le wifi. Çà marche ! C'est fabuleux ce truc, le wifi. Je me connecte à internet, hop! Viamichelin, adresse du rendez-vous, clic et voilà le plan. Je suis à 5 mn à pied à peine, moins que le temps d'attente d'un hypothétique taxi.
Je file. Alors que la file d'attente des taxis n'a pas changé! Mathématiquement, nan, j'arrête.
Rire!
Maaaaaaaaa, ils sont fous ces parisiens, il y a sur la bretelle ?, le boulevard ? Enfin, sur la route qui borde la Seine, euh! Nan, çà doit pas être la Seine ici, j'sais pas , en tout cas, il y a un embouteillage digne d'un jour de départ en vacances, sauf que là, c'est tous pour aller bosser.
Je ris.
Je suis bien le seul, j'imagine les deux qui attendaient le taxi qui n'arrivait pas pour cause d'embouteillage et qui maintenant... Enfin, le premier d'entre eux est sagement assis à l'arrière d'un taxi, à l'arrêt dans le dit embouteillage, c'est ubuesque !
Bon, mine de rien, je marche et j'arrive. Ah! La rue est effectivement petite, un bar tabac au bout, un restaurant, une brasserie, çà fait un début de vie.
C'était un matin sur la ligne numéro un, chut! Défense d'en parler.
22:37 Publié dans Délire à lire | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.08.2006
Gare Maritime

Cette nuit la pluie fut drue, elle a tonné, piaffé, éclaboussé, soufflé.
Ce matin, j'ai pris le bateau pour Paris, TGV Atlantique, c'est son nom, joli nom pour un bateau.
TGV comme Très Grand Voilier.
Je suis monté à bord à marée basse, presque à sec, le coefficient des marées est haut en ce moment, du coup, j'ai pu aller jusqu'au quai sans me mouiller un seul orteil.
Je me suis installé en cabine. La sirène a retenti et le bateau a quitté le port dans un sillage rectiligne.
Durant la traversée, nous avons à peine senti le mouvement des vagues, tout juste un léger roulis nonchalant et régulier.
J'ai fait mes courriels et absorbé que j'étais, je n'ai pas vu les docks à l'arrivée.
Je suis descendu, dans une marée humaine.
J'ai souri, à droite le quai était vide, et l'espace des voies était complètement recouvert d'eau, pourtant la marée n'était pas encore haute. L'eau était partout, masquant même les rails réservés au docks, quelques goélands (vi, vi, pas des mouettes, je fais la différence moaaa), des goélands sautillaient ici et là.
Montparnasse avait un air iodé, un air transatlantique, Montparnasse port d'un jour.

Le port vu de l'intérieur.
Tiré de l'exposition de Marc Zouate - Actuellement dans Montparnasse
Plus sur son site >>> Expo Montparnasse <<<
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02.06.2006
Délire de la nuit

Vous vous demandez bien pourquoi je mets une logo de Radisson, ben si vous voulez savoir faudra me le demander, j'ai pas envie de vous l'écrire là.
ElLe: "Ben tu vouvoies maintenant !"
Maaaaaaaa! Nan, là c'est un vous collectif, 2ème personne du pluriel s'il te reste des réminiscences de CM2.
La soirée était hyper réussie, un concept génial.
J'attends la recette.
J'ai fait l'école buissonnière.
Il est tard et je dors pas encore, demain je bosse pas!
Nan, c'est pas vrai, demain je travaille !!! Et tôt !!!
La cire de bougie c'est très utile, surtout quand on sait s'en servir.
J'ai pris la parole dans la conférence systématiquement à chaque question/réponse, vi suis un timide qui se soigne!
Il fait bleu sur Paris.
Dis-lui les mots, dire les mots, dire l'explicite, dire l'implicite, dire le tacite.
Vi, je sais, je ne me l'applique pas moi-même, mais bon, parfois je dis.
Je t'aime.
J'ai un Cacolac pour le pique-nique çà peut servir, surtout celui-là, il vient de la Défense.
C'est vrai, au bord de la mer, un pique-nique, c'est mieux, mais là c'est un peu loin.
Avec une nappe, un panier et une jolie robe à talon.
Les robes n'ont pas de talon.
J'aurai pu l'écrire en poème, mais suis pas trop dispo de la plume.
J'en ai compté deux.
J'ai oublié de prévenir le 5ème majeur.
J'ai oublié de déjeuner.
En y repensant, deux heures de train ou deux heures d'avion, c'est tout proche.
Enfin, c'est moins que six heures.
Ah! Si, j'oubliais les cents ciels!
Quel est le sens de ta vie ?
Est-ce que tu l'aimes encore?
Euh! Là, c'est pas une question!
Est-ce que tu l'aimes toujours?
Vi, c'est bcp mieux.
J'ai du mal avec mon boss, il ne me comprend pas.
A moins que ce soit l'inverse.
Les lutins sans fil, çà existe, j'en ai à la maison.
Le système de carte électronique de aufeminin jour le vaguemestre vaguement concerné, fais-moi penser de ne pas l'utiliser.
Les clients trouvent ma boite passionnante, mon boulot génial.
Sauf que moi pas... Les clients ne m'achètent rien.
Mon boss m'encense en public, mais il a la mémoire qui flanche en fin d'année.
Cela fait 3 mois que je suis arrivé chez Blogspirit.
Je trouvais le concept sympa.
Maintenant, ils viennent de le rendre payant, puis au passage ils ont supprimé deux trois trucs.
Enfin, j'ai pas encore fait l'inventaire, mais là y a plus les communautés.
Dire que j'ai dû passer une semaine à le transférer du précédent hébergeur !!! Je vais aller sur google, au moins là, suis sûr que ce sera gratuit, même si parfois, enfin bon, fô encore que je déménage! çà m'énerve.
Sur ce coup, je suis véner.
Peut-on aimer plusieurs personnes en même temps?
Le BHV ferme à 21h le Mercredi, c'est pratique pour un provincial comme moi qui a oublié sa brosse à dent.
Ah! je t'avais peut-être pas dit, je me suis fait voler ma valise dans le TGV, alors j'ai plus de chemises, plus de cravates, plus de trousse de toilette, etc...
Comme c'est la fête des pères bientôt, t'as l'embaras du choix.
Euh! moi la fête des pères, enfin...
Ok, ok, y a aussi mon anniv...très bientôt.
En chemise 38/39 et pour les cravates, y a pas de taille en parfum non plus.
J'ai bu un Armagnac.
ElLe: "Vi, ben çà se lit !!!"
D'ailleurs il est 2h passé, je file au lit.
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