08.05.2008

Senteur

Hier soir, je posais à peine le pied par terre, et une senteur m'a submergé.

Le ciel était bleu et l'aubépine juste fleurie embaumait le soir, un moment inexplicable, à respirer intensément.

L'aubépine, si tu as cette chance en cette saison, arrête toi pour un petit bonheur grand comme-çà, juste pour le plaisir, sentir.

Et si tu n'as pas d'aubépine, imagine, je ne peux pas te mettre un extrait de senteur ici, reste donc l'imagination en guise de senteur, l'imagination :)

20.03.2008

d̃ ɑ.lǝ.blø

Trois!

Dans une vie, trois fois rien.

A l'autre bout, je ne sais te dire.

Trois fois douze.

L'essentiel est invisible.

Ecrire, juste écrire.

Respirer et sentir.

Un souffle orange et bleu.

Sans rien dire.

Il était une fois, sur la colline.

Quatre voyelles qui résonnent.

En Do majeur.

Deci delà.

Trois consones qui s'envolent.

En symphonie.

Quelques gouttes de pluie.

Beaucoup.

Dehors, la nuit bleue.

Encore.

Demain le jour se lève.

Un peu.

Des absences en silence.

Passionnément.

Sourire dans un reflet.

Plus loin, un jour.

Voyageur de l'âme.

Quelques chimères.

Les ondes subtiles.

Couleur Lapis Azuli.

Un poirier centenaire.

Plus de mille jours ou 16 saisons.

Une table, du bleu, du jaune.

Du goût.

Romantique d'un jour.

Romanesque toujours.

Une tourterelle comme seul témoin.

Croiser un regard.

La mer comme seule musique.

Suivre ce regard.

Une rencontre.

Bleu.

11.05.2007

Pivoine de Mai

medium_pivoine12.gif


Mes pivoines prennent le temps. C'est une longue préparation. Le printemps estival a failli donner naissance à un bébé prématuré. Puis non, le temps a pris son temps.

D'abord le feuillage, en feuilles découpées, une plante banale, puis petit à petit quelques boutons, bien ronds, comme retenant quelque énergie secrète.

Ensuite, le premier voile, une couleur inédite dans le vert du printemps, un peu comme un foulard que l'on tient au creux de la main, juste pressentir, deviner...

Enfin, l'envolée douce, un déploiement époustouflant, un velours éphémère...

ici, clin d'oeil taquin

28.03.2007

Mention

Elle avait dit:
"il faut que je l'ai et je l'aurai"
Avec un air décidé, le même que lorsqu'elle bougonnait du haut de ces 2 ans, ze m'en vais chez la voisine, na!

Elle avait dit, la veille au soir:
"Je l'aurai jamais, je suis trop nulle"
Avec un air affligé, résolu, une exigence au fond des yeux et une perfection au bout des doigts!

Elle a joué divinement, Debussy, Bach, Rakmaninoff et Poulenc.


Mention bien!



Trop fier le papa :P


medium_piano.jpg


Ps: Le plus dur reste à venir, cycle professionnel ou pas...

22.01.2007

Chaviré

Aujourd'hui est un jour comme un autre.

Sauf que pas vraiment !

Cela avait commencé à 5h du matin avec une nouvelle que tous les medias allaient distiller toute la journée...

Alors évvidemment, la journée serait marquée du sceau de l'inoubliable.

Ce matin, rien n'allait, va savoir, il y a des jours ou 2 + 2 ne font pas 4.

Un méchant virus est entré par je ne sais où et a tout bloqué pendant une demi-journée, justement le jour où nous devons convaincre un client que tout va pour le mieux dans un mode de travail à distance... Ben c'est raté.

Pourtant, il y avait les firewall, les antispams, les antivirus, le tout dernier cri !!! Tout çà a parfaitement fonctionné mais avec un tout petit chouia de retard, le temps que le méchant virus soit identifié, puis que tout se mette en ordre militaire... mais trop tard! 3 mois de travail à repeindre en bleu !

Bref, un 22 qui avait une grise mine.

Et puis un coup de fil comme un rayon de soleil dans l'après-midi, un je ne sais quoi de léger et hop! le ciel d'hiver se parait de bleu. Il faisait frais comme pour un 22 Janvier.

Je pars en voyage la tête dans les nuages, j'ai raté mon train...

Sur la route, le soleil d'hiver a pris des couleurs magiques, c'est sûr, le rayon de soleil n'avait pas fini de m'étonner. L'horizon était rouge mais pas comme un soleil couchant d'été, non, un rouge frais et orangé dans un ciel bleu nuage. Cela donnait un drôle d'air à toute la campagne. Surtout les arbres dénudés, avec leurs grands bras tendus vers le ciel, ou plutôt avec leur chevelure de sorcière hirsute, tous ces arbres donnaient un air irréel et magique. C'était comme un paysage de conte fantastique, tu sais, quand tu t'imagines des paysages si beaux que tu les inventes pour rêver encore un peu plus!

Je me suis arrêté en cours de route en pleine campagne, j'ai pris mon téléphone qui fait tout. J'ai mis dans la boite un peu de ces couleurs subtiles, juste un peu, le reste il te faudra l'imaginer.


Je suis reparti dans le crépuscule, déjà il faisait nuit.

J'ai changé mon billet, au moment d'aller sur le quai, je me rends compte que j'ai laissé ma valise dans la voiture !

Je vais au buffet gare pour avaler une formule, salade niçoise (une vraie, si si si! avec olives...) poisson aux couleurs ambres.

Je file! Le TGV a deux étages! C'est curieux car par ici, enfin habituellement! Ils sont monoétages, mais là, il a pris un air de TGV Méditerranée, ma place est à l'étage, chouette je vais pouvoir découvrir le paysage.

Oui, mais il fait nuit, dehors tout est sombre, alors je me connecte...

J'arrive Gare du Nord, je ne trouve pas l'hôtel. Il faut dire que ce n'est pas celui que je prends quand je pars au petit matin en Eurostar. Il n'y avait plus de place.

C'était un jour tout chaviré :) ))) Même la photo que j'ai prise...

http://farm1.static.flickr.com/149/385392692_85f59ab739.jpg?v=0

Crédit photo perso / Pyrome

Chaviré

Aujourd'hui est un jour comme un autre.

Sauf que pas vraiment !

Cela avait commencé à 5h du matin avec une nouvelle que tous les medias allaient distiller toute la journée...

Alors évvidemment, la journée serait marquée du sceau de l'inoubliable.

Ce matin, rien n'allait, va savoir, il y a des jours ou 2 + 2 ne font pas 4.

Un méchant virus est entré par je ne sais où et a tout bloqué pendant une demi-journée, justement le jour où nous devons convaincre un client que tout va pour le mieux dans un mode de travail à distance... Ben c'est raté.

Pourtant, il y avait les firewall, les antispams, les antivirus, le tout dernier cri !!! Tout çà a parfaitement fonctionné mais avec un tout petit chouia de retard, le temps que le méchant virus soit identifié, puis que tout se mette en ordre militaire... mais trop tard! 3 mois de travail à repeindre en bleu !

Bref, un 22 qui avait une grise mine.

Et puis un coup de fil comme un rayon de soleil dans l'après-midi, un je ne sais quoi de léger et hop! le ciel d'hiver se parait de bleu. Il faisait frais comme pour un 22 Janvier.

Je pars en voyage la tête dans les nuages, j'ai raté mon train...

Sur la route, le soleil d'hiver a pris des couleurs magiques, c'est sûr, le rayon de soleil n'avait pas fini de m'étonner. L'horizon était rouge mais pas comme un soleil couchant d'été, non, un rouge frais et orangé dans un ciel bleu nuage. Cela donnait un drôle d'air à toute la campagne. Surtout les arbres dénudés, avec leurs grands bras tendus vers le ciel, ou plutôt avec leur chevelure de sorcière hirsute, tous ces arbres donnait un air irréel et magique. C'était comme un paysage de conte fantastique, tu sais, quand tu t'imagines des paysages si beaux que tu les inventes pour rêver encore un peu plus!

Je me suis arrêté en cours de route en pleine campagne, j'ai pris mon téléphone qui fait tout. J'ai mis dans la boite un peu de ces couleurs subtiles, juste un peu, le reste il te faudra l'imaginer.


Je suis reparti dans le crépuscule, déjà il faisait nuit.

J'ai changé mon billet, au moment d'aller sur le quai, je me rends compte que j'ai laissé ma valise dans la voiture !

Je vais au buffet gare pour avaler une formule, salade niçoise (une vraie, si si si! avec olives...) poisson aux couleurs ambres.

Je file! Le TGV a deux étages! C'est curieux car par ici, enfin habituellement! Ils sont monoétages, mais là, il a pris un air de TGV Méditerranée, ma place est à l'étage, chouette je vais pouvoir découvrir le paysage.

Oui, mais il fait nuit, dehors tout est sombre, alors je me connecte...

J'arrive Gare du Nord, je ne trouve pas l'hôtel. Il faut dire que ce n'est pas celui que je prends quand je pars au petit matin en Eurostar. Il n'y avait plus de place.

C'était un jour tout chaviré :) ))) Même la photo que j'ai prise...

http://farm1.static.flickr.com/149/385392692_85f59ab739.jpg?v=0

Crédit photo perso / Pyrome

08.01.2007

Aura

Il n'était pas encore six heures, c'était ce matin.
La porte se refermait sur la maisonnée endormie.

Le ciel était haut, encore étoilé, parsemé de nuages épars. Et tout au milieu, juste en face, la lune dans un halo d'hiver, lointaine, la lune se tenait là, suivant son orbe inexorable, à une latitude de 11/12 heures et une longitude plein Sud.

J'aurai pu passer sans lever le nez, pressé que j'étais pour rejoindre mon TGV pour Paris. Mais il est des moments inexplicables que je ne sais expliquer (Normal Heing! Sinon, ce serait banal). Pourquoi ai-je levé le nez, je ne le sais.

La lune brillait, là, tranquille et paisible dans une auréole diffuse.
C'était incroyable, un peu comme une apparition dans une clairière.
La lune décrivait un cercle autour d'elle qui occupait un diamètre qui frôlait l'horizon, immense. Un cercle de luminosité qui repoussait tous les nuages pour former une couronne gigantesque. C'était comme une aura.

Je me suis arrêté, stupéfait, j'ai regardé encore, frotté mes yeux,je me suis pincé, c'était incroyablement magique. Je crois bien que la lune souriait. C'était comme un oeil immense, avec au centre, en guise de pupille, la pleine lune, en iris, le ciel étoilé d'une nuit d'hiver et pour le blanc de l'oeil des nuages cotons. En d'autres circonstances, j'aurai pensé qu'il s'agissait d'effets spéciaux Hollywoodiens.

La lune dans un nimbe céleste!

Passé l'effet de surprise, j'ai sorti mon téléphone qui fait tout, j'ai pris un cliché qui n'a rien donné.
Entre temps, les nuages avançaient, poussés par le vent, et la trouée à pris une forme plus aplatie, une sorte de @, comme un clin d'oeil taquin.

Ce matin, c'est sûr, tu étais là.



medium_lunaura.2.jpg

03.11.2006

Nuit bleue mauve

C'était il y a...c'était hier à peine!


Une feuille de teinte bleue mauve, une de ces feuilles qui vous font penser à des mots doux, pas un billet ordinaire, non, une feuille précieuse, un peu comme un parchemin d'autrefois.

Une écriture de plein et de délié, une écriture bleue coure sur la feuille, de haut en bas. La calligraphie est assurée, rapide, un zeste suave avec ses courbes et ses arrondies.

Le ton est enjoué, volontiers caressant, comme une invitation à une danse, une valse peut-être, un danse à deux, certainement.

Le ton est tourbillon vestige d'un ârome nocturne, et l'écriture empreinte des ébats de la nuit se rappelle, tout comme la peau et les sens se souviennent, même longtemps après.

La feuille au ton bleu mauve est posée là, sur ton écritoire, jouant avec les premiers rayons du soleil levant.

Un frisson juste là, une feuille bleue mauve contient un trésor.

Une signature gourmande tout en bas,

Serait-ce possible alors!

Je t'aime


Edgar Will
(ou Edward Will, toi seule le sait)



medium_BlueWill.jpeg

Crédit: Deborah Chock / Ecriture

22.10.2006

On reste seuls au monde

Je quitte la ville des gens pressés, enfin, j'essaie.

Je ne sais pas pourquoi, mais là, les gens pressés de la grande ville sont tous ralentis !!!
Tu sais, hier, ils ressemblaient à des chenilles qui avancent pas à pas, ben je crois que c'est vrai, ils avancent vraiment comme des chenilles, en l'occurence, avec la pluie fine, ce serait plutôt des escargots.

J'ai mis un CD Indérendances en fond sonore. Je suis fatigué, et je me laisse porter par la vague, direction le Sud.

Pffffffffffff!!! je ne serai jamais arrivé à l'heure ce soir, tu te rends compte, çà fait plus d'une heure maintenant, et suis toujours avec ces gens pressés, dans un mouvement genre "ralenti" à la télévision, à ce rythme, je vais m'endormir.

Le soleil couchant est superbe comme à son habitude, je suis seul dans les bouchons. Le jeune Jo me fait sourire, "On reste seuls au monde". Je lis la pochette (ben vi, vu l'allure j'ai le temps !, Edition spécial été-paris-plage, N°11, On reste seuls au monde...). Il y a aussi d'autres jolies trouvailles.

Je déambule, et en écho "ého! vieux jo!", les douces voix de chanter, et je ris.


Enfin! A10, cap à l'Ouest! Je crois que les gens pressés allaient tous très lentement côté Sud, la circulation est fluide, je cligne des yeux, je n'ai pas mes lunettes de soleil, et là, à l'horizon, il me fait de l'oeil. La pluie fine s'est arrêtée de tomber. Il va faire beau.

Plus tard, j'ai fait une rencontre.

Pause pour me sustenter rapidement, rien de très consommable, salade et surtout un café !!!

Au moment de repartir, j'ai fait une rencontre, c'était, ah! comment déjà, dans blanche-neige et les sept nains !!! C'est le "Prof", une barbe blanche incroyable, comme celle du père Noël, mais en vrai ! Il sort devant moi, comme une apparition, à moins que ce ne soit le Grand Schtroumpf... Sauf qu'en guise de bonnet, le personnage porte une caquette très verte. Il s'était sans doute égaré.

Plus tard, j'ai fait une rencontre.

Je suis arrivé dans la nuit, la pluie fine avait tapissé le sol d'une jolie brillance qui se reflétait dans le halo des phares. J'allais couper le moteur quand j'ai remarqué deux diamants brillants immobiles (t'as déjà vu des diamants mobiles toi !)
Je coupe le moteur, je laisse les phares, il faisait déjà tard, un crapaud m'attendait...avec des yeux tout verts.

02.07.2006

Elle s'appelle...

... Alice!

Elle est là, comme une gamine trop sage.
Elle est toute fraîche, dans son corsage blanc brodé, sa jupe kaki beige très tendance, bouchonnée.
Elle a mis quelques bijoux que ma fille lui aurait sans doute chipés avec délectation tellement ils sont tendance, quelques pierres dans les tons verts, de grandes tailles, carrés et rectangulaires et en rappel, la même accrochée à ses oreilles.

Vi, et elle avait des nus-pieds avec un rouge aux ongles très pastel ;)

Alice est printanière!

Elle est là, presque timide, dans sa blondeur suédoise devenue pastel avec le temps.

Elle me fait:
« Suis trop nulle vous savez! »

Je souris, je lui réponds:
« moi aussi, suis vraiment pas doué. »

Elle rétorque, oui mais vous, vous êtes si jeune, moi, j'ai 83 ans et çà fait seulement 4 ans que j'ai commencé.

Mentalement, je me dis, elle est plutôt douée cette mamie toute simple et rose comme un bébé sortie d'un film de Walt Disney!

Elle n'est pas nulle Alice, elle a fait 25 Km pour pouvoir participer au tournoi.
Elle est rayonnante comme 83 printemps, et sa fraîcheur fait plaisir à voir.




Rien que pour çà, je reviendrai, pour croiser la timidité de ses jolis yeux bleus clairs.


medium_rosegrandmere.jpg
Rose grand-mère

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