26.07.2008
Ma main est ta main
Elle le regarda bien dans les yeux. Puis elle baissa le regard sur la première page de la lettre, papier de riz, encre noire.
- Mon seigneur bien-aimé,
Dit-elle
-n'aie pas peur, ne bouge pas, garde le silence, personne ne nous verra.
Reste ainsi, je veux te regarder, je t'ai tellement regardé, mais tu n'étais pas pour moi, et à présent tu es pour moi, ne t'approche pas, je t'en prie, reste comme tu es, nous avons une nuit pour nous seuls, et je veux te regarder, jamais je ne t'ai vu ainsi, ton corps pour moi, ta peau, ferme les yeux, et caresse-toi, je t'en prie,
dit Madame Blanche, Hervé Joncour écoutait
n'ouvre pas les yeux, si tu le peux, et caresse-toi, tes mains sont si belles, j'ai rêvé d'elles tant de fois que je veux les voir maintenant, j'aime les voir ainsi, sur ta peau, continue je t'en prie, n'ouvre pas les yeux, je suis là, personne ne peut nous voir et je suis près de toi, caresse-toi mon bien-aimé seigneur, caresse ton sexe, je t'en prie, tout doucement,
elle s'arrêta, Continuez, je vous en prie, dit-il,
elle est belle, ta main sur ton sexe, ne t'arrête pas, j'aime la regarder et te regarder, mon bien-aimé seigneur, n'ouvre pas les yeux, pas encore, tu ne dois pas avoir peur, je suis près de toi, m'entends-tu ?je suis là, à te frôler, c'est de la soie, la sens-tu ? c'est la soie de ma robe, n'ouvre pas les yeux et tu auras ma peau,
dit-elle, lisant doucement, avec la voix d'une femme-enfant,
tu auras mes lèvres, quand je te toucherai pour la première fois ce sera avec mes lèvres, tu ne sauras pas où, à un certain moment tu sentiras la chaleur de mes lèvres, sur toi, tu ne sauras pas où si tu n'ouvres pas les yeux, ne les ouvre pas, tu sentiras ma bouche, tu ne sauras pas où, tout à coup,
il écoutait, immobile, de la pochette de son complet gris dépassait un mouchoir blanc, immaculé,
ce sera peut-être dans tes yeux, j'appuierai ma bouche sur tes paupières et sur tes cils, tu sentiras la chaleur pénétrer à l'intérieur de ta tête, et mes lèvres dans tes yeux, dedans, ou bien ce sera sur ton sexe, j'appuierai mes lèvres, là, et je les entrouvrirai en descendant peu à peu,
dit-elle, et sa tête était penchée sur les feuilles, et elle effleurait son cou du bout des doigts, lentement,
je laisserai ton sexe ouvrir ma bouche, pénétrer entre mes lèvres, presser contre ma langue, ma salive descendra le long de ta peau jusque dans ta main, mon baiser et ta main, l'un et l'autre mêlés, sur ton sexe,
il écoutait, il tenait son regard fixé sur un cadre d'argent, vide, accroché au mur,
et puis à la fin je baiserai ton coeur parce que je te veux, je mordrai la peau qui bat sur ton cœur parce que je te veux, et quand j'aurai ton coeur sous mes lèvres tu seras à moi, vraiment, avec ma bouche dans ton coeur tu seras à moi, pour toujours, si tu ne me crois pas alors ouvre les yeux mon bien-aimé seigneur et regarde-moi, je suis là, quelqu'un pourra-t-il jamais effacer cet instant, mon corps que la soie ne recouvre plus, tes mains qui le touchent, tes yeux qui le regardent,
dit-elle, et elle s'était penchée vers la lampe, la lumière éclairait les feuilles et passait à travers sa robe transparente,
tes doigts dans mon sexe, ta langue sur mes lèvres, toi qui glisses sous moi, et prends mes hanches, et me soulèves, et me laisses glisser sur ton sexe, doucement, quelqu'un pourrait-il effacer cela, toi qui en moi lentement bouges, tes mains sur mon visage, tes doigts dans ma bouche, le plaisir dans tes yeux, ta voix, tu bouges lentement et cela me fait presque mal, mon plaisir, ma voix,
il écoutait, il se tourna à un moment pour la regarder, la vit, voulut baisser les yeux mais ne le put,
mon corps sur le tien, ton dos qui me soulève, tes bras qui ne me laissent pas partir, les coups à l'intérieur de moi, la violence et la douceur, je vois tes yeux chercher les miens, ils veulent savoir jusqu'où me faire mal, jusqu'où tu veux, mon bien-aimé seigneur, il n'y a pas de fin, cela ne peut finir, ne le vois-tu pas ? personne jamais ne pourra effacer cet instant, pour toujours tu lanceras ta tête en arrière, en criant, pour toujours je fermerai les yeux, laissant mes larmes se détacher de mes cils, ma voix dans la tienne, ta violence à me tenir serrée, il n'y a plus de temps pour fuir ni de force pour résister, cet instant-là devait être, cet instant est, crois-moi, mon bien-aimé seigneur, et cet instant sera, maintenant et à jamais, il sera, jusqu'à la fin,
dit-elle, dans un filet de voix, puis elle s'arrêta.
Il n'y avait pas d'autres signes, sur la feuille qu'elle tenait à la main : la dernière. Mais quand elle la retourna pour la poser, elle vit au verso quelques signes encore, soigneusement alignés, encre noire au centre de la page blanche. Elle leva le regard sur Hervé Joncour. Ses yeux la fixaient, et elle comprit que c'étaient des yeux magnifiques. Elle regarda à nouveau la feuille.
- Nous ne nous verrons plus, mon seigneur.
Dit-elle.
- Ce qui était pour nous, nous l'avons fait, et vous le savez. Croyez-moi: nous l'avons fait pour toujours. Gardez votre vie à l'abri de moi. Et n'hésitez pas un instant, si c'est utile à votre bonheur, à oublier cette femme qui à présent vous dit, sans regret, adieu.
Elle continua quelques instants à regarder la feuille, puis la posa sur les autres, à côté d'elle.
Extrait: "Soie" de Alessandro Baricco
01.07.2006
Histoire de langue
Vous l'avez remarqué, les tongs sont tendances, enfin, l'année dernière c'est sûr, cette année, je ne sais, mais çà devrait se poursuivre si j'en crois les devantures.
Tong! C'est sans aucun doute un mot d'origine exotique et lointaine, langue « o », tibétaine.
Un élément de raffinement, de savoir vivre, douceur de la marche, plaisir de la caresse de l'air sur la peau si fine, chaleur d'un rayon de soleil, la tong est bel et bien un objet à vivre.
Les jolis pieds, finement ourdis de couleurs variées, rouge, rose, jaune, les ongles se portent en couleur, les jolis pieds donc, se montrent en tenue légère !
Malicieusement, j'y vois toujours une grande sensualité, je parle des pieds. Un pied nu, simple dans son appareil, ou alors ganté dans un écrin de nu-pied, à lacet, ajouré, spartiate, ou en tong, le pied est une invite sensuelle et érotique quand il se montre dans sa nudité.
J'aime l'invitation du pied, à peine indécent dans sa nudité, un brin de peau dans une chaussure légère, tong, nu-pied, le pied dans un écrin qui se fait oublier, une invitation coquine...
D'où l'expression faire du pied !
07:45 Publié dans Humeur du jour, Humeur polissone et mutine | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12.06.2006
Définition
Le hussard étant, je cite, « un militaire du genre rêveur qui prend la vie par la douceur et les femmes par la violence »
Marie Nimier dans "la reine du silence"
20:54 Publié dans Humeur polissone et mutine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog
28.04.2006
Insomnie dans la nuit à l'infinitif
Panne de paupière...
Au milieu de la nuit, le lutin coquin déambule comme un funambule.
Il s'évade dans vos songes les plus secrets.
Au milieu de la nuit, surprendre un frémissement, s'approcher doucement.
Un frôlement, à peine, un sourire muet, et se glisser sous les draps.
S'approcher encore et déposer au creux de la nuque un baiser, un frottement à peine sur le lobe de l'oreille, sentir la nuque se détendre, un souffle léger pour soulever tes cheveux.
Se glisser plus avant, mes mains dans ton dos, comme une plume légère descendre sur tes reins, remonter, sentir ta croupe se tendre, remonter encore, s'échapper comme pour une école buissonnière et faire frissonner le creux de ton nombril, mordiller ton épaule et laisser quelques doigts imprévisibles caresser la courbe de ton sein et s'en aller.
Surprendre le grain de ta peau, un ongle soudain égaré au creux de ton dos, et presque aussitôt, avec une fulgurance inattendue, revenir surprendre le téton durci. Sentir l'accélération du pouls, agacer encore, et aller de l'un à l'autre.
Ton sommeil endormi propre à attiser l'appétit, descendre sur le pubis, sentir imperceptiblement l'invitation coquine, tes jambes de s'étendre, en profiter avec gourmandise pour s'immiscer au creux de tes cuisses, sentir une humidité lascive et titiller le clitoris, de l'autre main agile se glisser entre les fesses callipyges, continuer l'exploration de ta chatte humide, d'un doigt, sentir vibrer ton corps attisé, d'un autre doigt gourmand fourrager, remonter, chatouiller le berlingot et jouer encore avec l'abricot.
Une musique de Laura Pausini dans la tête, surprendre la rosette alanguie, arracher un soubresaut surpris, sentir ton corps conjuguer un rythme familier, entendre ton souffle s'accélérer, faire sortir de sa pointe le téton, le voir se tendre encore plus et le croquer.
Te voir rêver endormie (j'écris comme je veux :P), apercevoir la cambrure impatiente, percevoir une ondulation latente.
A la cuillère s'approcher, te prendre sans crier gare pour répondre à l'appel de ton corps, se coller, se frotter encore, engager ce va et vient au creux de toi, accompagner de mes mains mille caresses encore, faire vibrer
S'attendre, et faire monter le désir pour le plaisir de la fusion, attendre encore avec un air taquin, juste sentir les contractions de ton muscle impatient, faire durer jusqu'à percevoir tes sens avides, et se laisser porter par l'estocade ultime, toutes tes extrémités dressées, vibrer à l'unisson.
Dans ton songe t'abandonner...
Au milieu de la nuit repartir, d'un souffle encore te caresser pour accompagner ton réveil d'un souvenir onirique.
Un infinitif rêveur...
03:45 Publié dans Délire à lire, Humeur polissone et mutine | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
21.04.2006
Cynodrome

C'était à Pâques dernier, je t'avais emmenée dans ce parc discret, dans un écrin de verdure aux couleurs orientales.
La balade était légère sous un soleil timide autour du lac symbole de sérénité.
Je t'avais fait découvrir au détour de mille pas mille plantes fleuries inconnues.
Je t'avais emmenée comme un ado maladroit sous ce temple hindouiste décoré de quelques statues aux postures suggestives et je t'avais embrassée.
J'avais senti ton souffle à peine s'accélérer, j'avais surpris sous mes doigts aveugles un frémissement qu'un grain de peau murmurait.
Nous avions repris la balade avec des regards étoilés parmi les magnolias odorants.
Je t'avais conduite jusqu'au plus bel endroit, après le pont rouge, derrière ces conifères taillés en transparence.
L'air était léger, main dans la main, tu avais vu avant moi le magnolia stellata aux couleurs rosées, ses fleurs comme
autant d'étoiles posées là attiraient le regard et bien plus encore.
Au sol, les pétales formaient un lit immaculé. Tu m'avais entraîné à moins que ce ne soit le magnétisme rayonnant de ces étoiles fragiles. Tu avais posé ton index sur mes lèvres, puis tu m'avais couché sur ce doux tapis.
Tu m'avais enlacé et je crois que j'ai aimé.
Nous nous sommes aimés, des pétales rosés emmêlés à notre peau irradiée d'émotion trop retenue.
23:45 Publié dans Humeur polissone et mutine, Humeur velours (or velvet feeling) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
14.12.2005
ID KDO
Pour les retardataires en manque d'idée cadeau...Pour les femmes ayant dans leur lit un homme trop pressé, d'aucuns diront précoce.
Savez-vous que l'orgasme masculin est irrépressible dans certaines conditions?
Si, si si, prouvé scientifiquement.
Je l'ai lu très récemment dans la revue "Nature" chez mon coiffeur.
Je ne sais pas vous, mais moi chez mon coiffeur, y a tjs un tas de lectures intéressantes, mais oui, en tout cas des lectures récentes. Très récentes même, puisqu'elles ont au plus une semaine. Rien à voir avec celles de mon médecin, je n'y vais pas souvent, mais là, c'est carrément périmé, çà date de l'année dernière, voire deux ans. Remarque quand tu tombes sur un Paris-Match (vi, y a pas toujours "Nature" à lire), sur un Paris-Match disais-je, qui date de deux ans, t'as même pas l'impression de lire un truc périmé tellement c'est passe-partout. Finalement, cela donne raison à mon médecin, un Paris-Match tous les deux ans, çà vous fait une lecture pour longtemps. C'est un nouveau slogan !
Bon, je m'égare. Revenons à mes lectures scientifiques!
Figurez-vous qu'au delà de cinq va et vient par seconde, l'éjaculation masculine ne peut plus être contenue. Ce type de stimulation déclenche une information au niveau du cerveau qui commande l'éjaculation sans retour.
Je me dis en moi-même, cinq à la seconde, c'est quand même du rapide, enfin je dis çà, j'sais pas pour vous... Cinq à la seconde, çà vous semble très très bien, bon bon, d'accord, si vous le dites (vous connaissiez cette particularité et vous l’aviez chronométrée !). Euhhhhhhhh! Quand même, 5 va et vient, çà fait 10 mouvements à la seconde, le tout coordonné!!! Bon, mais si vous l’avez mesuré et si "Nature" le confirme.
Et le cadeau dans tout çà...
Hi hi hi! J’y viens. Vous pouvez Mesdames, avec cette information ô combien précieuse, avec votre amant éjaculateur précoce devenir plus que comblée. Mais oui, il suffit d'acheter (que dis-je d'offrir), le bracelet "countdown". Vous le trouvez chez tous les bons magasins de sports (genre intersport ou décathlon). C'est pas donné, donné, mais bon, pour un plaisir qui dure, compter dans les 69 euros. L'appareil se trouve au rayon des chronomètres, etc...
Pour ne pas froisser l'ego masculin, le dit appareil est vendu avec des fonctions utilitaires, notamment un calculateur de fréquence cardiaque, podomètre, montre digital et chronomètre digital. Il y a une fonction cachée (lire la notice attentivement, je vous fais confiance ;) ). La dite fonction, une fois programmée, déclenche au niveau du poignet une onde basse fréquence à ultrason, inaudible mais très efficace... Elle paralyse l'influx nerveux imperceptiblement, mais suffisamment pour que la cadence reste en deçà des 5 coups (vous suivez, pas les 5 coups de minuit, les 5 coups à la seconde).
Franchement, c'est pas une idée cadeau pour Noël. Je récapitule pour les étourdies (j'en connais), "CountDown" chez Intersport ou Décathlon.
Quoi, quoi, y a aussi des hommes qui lisent et qui s'inquiètent de l'invention diabolique... Vi, en effet, çà va pas être facile, comment dire, d'aboutir, si le bracelet stoppe tout orgasme avant le fameux palier!!! Comme qui dirait un plaisir infini sans fin, çà va laisser sur sa faim (un juste retour, me direz vous, j'ai rien entendu), y en a qui vont s'épuiser! Il faut acheter l'appareil avec la télécommande :fou: .
La télécommande, c'est toute la différence! Monsieur un peu pressé dans les ébats avec son bracelet, Madame, avec la télécommande, et hop! Une commande à distance pour annuler la dite fonction, et Monsieur ne sera plus ralenti... précocement alors que Madame...
PS: Mesdames, si vous ne trouver pas l'appareil pour Noël dans le rayon de votre boutique spécialisée, Goblin, lutin nature sans bracelet, toujours prêt à rendre service ;).
00:55 Publié dans Délire à lire, Humeur polissone et mutine | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
27.06.2005
69 :fou:

Photo de Doug Lester ( au cas où certaines voudraient se reconnaitre, cette photo n'est pas prise par moi... )
21:45 Publié dans Humeur polissone et mutine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.04.2005
Georges et Alfred
"Cher ami,
Je suis heureuse de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser, je conserve le souvenir de votre
baiser et j'aimerais beaucoup que ce soit
une preuve que je suis aimée et désirée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul et si vous voulez vraiment me voir
vous dévoiler sans aucun artifice une âme
toute nue, daignez au moins venir chez moi,
nous bavarderons franchement entre nous.
Je vous prouverai que je suis la femme
capable de vous apporter l'affection
la plus étroite et aussi la plus profonde,
l'épouse la plus fidèle et la plus sure
que vous puissiez imaginer. Oh! Comme votre
amour me sera doux car la solitude qui m'ha-
bite est longue, dure et sûrement bien
pénible et mon âme en est fortement é-
branlée. Venez vite vous pourrez me la
faire oublier, et à vous je peux me sou-
mettre entièrement.
Celle qui vous aime"
21:50 Publié dans Humeur polissone et mutine | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Georges et Alfred
"Cher ami,
Je suis heureuse de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser, je conserve le souvenir de votre
baiser et j'aimerais beaucoup que ce soit
une preuve que je suis aimée et désirée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul et si vous voulez vraiment me voir
vous dévoiler sans aucun artifice une âme
toute nue, daignez au moins venir chez moi,
nous bavarderons franchement entre nous.
Je vous prouverai que je suis la femme
capable de vous apporter l'affection
la plus étroite et aussi la plus profonde,
l'épouse la plus fidèle et la plus sure
que vous puissiez imaginer. Oh! Comme votre
amour me sera doux car la solitude qui m'ha-
bite est longue, dure et sûrement bien
pénible et mon âme en est fortement é-
branlée. Venez vite vous pourrez me la
faire oublier, et à vous je peux me sou-
mettre entièrement.
Celle qui vous aime"
21:50 Publié dans Humeur polissone et mutine | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Blog
18.12.2004
Où es-tu?

Mi-octobre déjà !!!!!!!!!!!!!!
Pfffffffffffffffff!!! Le temps passe trop vite, c'est un lieu commun, mais c'est comme la météo, une rengaine que l'on se répète presque étonné, le temps file à une vitesse! Si on n'y prend garde, je pense même que l'on ne pourrait plus le suivre.
Perdu de vue! TGV, donc comme voyage en train, ou encore Très Grande envie de te Voir. Je voyage à une vitesse folle pour ne pas perdre de temps, histoire d'en rattraper un peu, tu sais celui qui file trop vite. Me voili en TGV, le nez en l'air dans le ciel bleu, un magnifique ciel bleu d'octobre. Bleu-octobre, tu connais pas cette couleur. Maaaaaaaaaaaaaaaaaaa! Trop beau ce bleu, comme un morceau de tes yeux, un clin d’œil céleste d'un mois d'octobre pas comme les autres. D'habitude, à l'approche de la toussaint, bientôt on dira à l'approche d'halloween,
Voilà, tout change, même la couleur du ciel en octobre. Désormais il faudra dire bleu-halloween..
Le ciel est bleu-Halloween, encore un truc mythologique, en fait on vit une époque incroyable sans le savoir, nous sommes des acteurs mythologiques. (hi hi hi, moi c'est "goblin" et toi?)
Avant de monter dans ce TGV, je suis passé par le kiosque pour acheter une revue. J'en suis ressorti avec un bouquin. J'ai hésité devant un ouvrage "érotique" écrit par une femme (j'ai oublié le titre et l'auteur, mais il vient de sortir en poche et meuble toutes les devantures des kiosques de gare). Finalement j'ai opté pour un autre bouquin, inutile d'exacerber une libido déjà... (tiens à ce propos, Mmhmmm, bon c'est tout t'imagine le reste). "Où es-tu?" c'est le titre du bouquin d'un certain Marc Levy. J'accroche très bien à cette écriture fluide sans prétention.
Quoi quoi quoi, t'as rien pu imaginer ! Ah la la la la! quel manque d'imagination! Je te raconte:
Sitôt annoncé le terminus, je glisse rapidement un sms à son attention, "rdv à la terrasse du bar "la Farfadelle" dans 10mn, baisers torrides. Je saute du train, croise un joli brin de fille blonde, et hop me glisse telle une anguille dans la foule immense. Foule sentimentale, soif d'idéal Mmmhm J'aime bien "la souch" parfois. Ah la la la la, c'est pas une foule, c'est carrément une émeute, genre sitting devant le tableau d'annonce des départs ! Euhhhhhhhhhhhhh, c'est où la sortie ??? C'est que j'ai rdv moi!
Ah ouf enfin, vite trois rues sur le côté, ouahhhhhhhhhhhh quel soleil, ébloïscent (cherche pas ds le dico, c'est une création), genre soleil blue, sans doute la lumière bleu d'octobre, un soleil bleu-halloween. Ah! voilà! t'es déjà là! Tu m'aperçois et tu te lèves, je laisse tomber mon sac et je t'enlace là dans la rue, je ferais bien plus encore..., la main dans ta nuque, un long baiser, une éternité, une infinité, mmmhmmm encore et encore. Tu me fais alors! thé, café ou sucré! Hi hi hi, je ferai bien sucré-salé de suite, "café" dis-je l’œil pétillant. Et nous voici en terrasse, en train de savourer un morceau d'arrêt sur image, comme si le temps n'existait pas, une éternité, les doigts enlacés, le genou frôleur, le pied curieux. Ah la la la la! Que c'est capricieux ce temps qui passe, tantôt figé, tantôt insaisissable! Tu lèves le nez, tu souris avec les yeux, c'est bien connu, ce sont les femmes qui intriguent, les hommes succombent. Et nous nous entraînons à l'intérieur, 1er étage, porte gauche au numéro 107... Une chambre couleur bleu-halloween, pour un moment de plaisirs sucrés-salés, genre caresses savoureuses et baisers humides! La dentelle qui glisse, la peau au goût vanille. Agacement du téton, découverte furtive, langue agile, Ah! c'est curieux, je me dis que t'imagine déjà mieux. Fusion des corps, chevauchée hors du temps!
Cette escapade érotique aura duré trop peu de temps, que c'est capricieux ce temps qui passe!
L'heure de se séparer, un moment couleur d'acier, bleu-acier, bleu TGV atlantique.
En route vers l'ouest, le ciel est encore plus bleu avec ce soleil incroyable qui va se coucher dans 3 mn. 3mn d'éternité, un instant magique, partagé à distance sans le savoir, que c'est capricieux ce temps qui passe, un espace de mythologie, un soleil arrogant qui s'enfonce dans l'horizon, un acte sexuel, une pénétration sans pudeur, en spectacle sur grand écran à 360 degrés, devant des millions de personnes, comme un don d'ubiquité.
Le train file à vive allure, comme pour concurrencer cet astre insolent qui se donne en spectacle! A y réfléchir, tel une flèche, un objet phallique à l'horizontale, acteur de l'intérieur! Des voyageurs spermatozoïdes.
Terminus tout le monde descend, c'est fou ce que le temps passe vite, comme un caprice!
08:45 Publié dans Humeur polissone et mutine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

