01.07.2006

Histoire de langue

medium_tongs_morrison.2.jpgVous l'avez remarqué, les tongs sont tendances, enfin, l'année dernière c'est sûr, cette année, je ne sais, mais çà devrait se poursuivre si j'en crois les devantures.

Tong! C'est sans aucun doute un mot d'origine exotique et lointaine, langue « o », tibétaine.

Un élément de raffinement, de savoir vivre, douceur de la marche, plaisir de la caresse de l'air sur la peau si fine, chaleur d'un rayon de soleil, la tong est bel et bien un objet à vivre.

Les jolis pieds, finement ourdis de couleurs variées, rouge, rose, jaune, les ongles se portent en couleur, les jolis pieds donc, se montrent en tenue légère !

Malicieusement, j'y vois toujours une grande sensualité, je parle des pieds. Un pied nu, simple dans son appareil, ou alors ganté dans un écrin de nu-pied, à lacet, ajouré, spartiate, ou en tong, le pied est une invite sensuelle et érotique quand il se montre dans sa nudité.

J'aime l'invitation du pied, à peine indécent dans sa nudité, un brin de peau dans une chaussure légère, tong, nu-pied, le pied dans un écrin qui se fait oublier, une invitation coquine...

D'où l'expression faire du pied !

28.04.2006

Insomnie dans la nuit à l'infinitif

Danae-KlimtPanne de paupière...

Au milieu de la nuit, le lutin coquin déambule comme un funambule.
Il s'évade dans vos songes les plus secrets.

Au milieu de la nuit, surprendre un frémissement, s'approcher doucement.

Un frôlement, à peine, un sourire muet, et se glisser sous les draps.

S'approcher encore et déposer au creux de la nuque un baiser, un frottement à peine sur le lobe de l'oreille, sentir la nuque se détendre, un souffle léger pour soulever tes cheveux.

Se glisser plus avant, mes mains dans ton dos, comme une plume légère descendre sur tes reins, remonter, sentir ta croupe se tendre, remonter encore, s'échapper comme pour une école buissonnière et faire frissonner le creux de ton nombril, mordiller ton épaule et laisser quelques doigts imprévisibles caresser la courbe de ton sein et s'en aller.

Surprendre le grain de ta peau, un ongle soudain égaré au creux de ton dos, et presque aussitôt, avec une fulgurance inattendue, revenir surprendre le téton durci. Sentir l'accélération du pouls, agacer encore, et aller de l'un à l'autre.

Ton sommeil endormi propre à attiser l'appétit, descendre sur le pubis, sentir imperceptiblement l'invitation coquine, tes jambes de s'étendre, en profiter avec gourmandise pour s'immiscer au creux de tes cuisses, sentir une humidité lascive et titiller le clitoris, de l'autre main agile se glisser entre les fesses callipyges, continuer l'exploration de ta chatte humide, d'un doigt, sentir vibrer ton corps attisé, d'un autre doigt gourmand fourrager, remonter, chatouiller le berlingot et jouer encore avec l'abricot.

Une musique de Laura Pausini dans la tête, surprendre la rosette alanguie, arracher un soubresaut surpris, sentir ton corps conjuguer un rythme familier, entendre ton souffle s'accélérer, faire sortir de sa pointe le téton, le voir se tendre encore plus et le croquer.

Te voir rêver endormie (j'écris comme je veux :P), apercevoir la cambrure impatiente, percevoir une ondulation latente.

A la cuillère s'approcher, te prendre sans crier gare pour répondre à l'appel de ton corps, se coller, se frotter encore, engager ce va et vient au creux de toi, accompagner de mes mains mille caresses encore, faire vibrer
S'attendre, et faire monter le désir pour le plaisir de la fusion, attendre encore avec un air taquin, juste sentir les contractions de ton muscle impatient, faire durer jusqu'à percevoir tes sens avides, et se laisser porter par l'estocade ultime, toutes tes extrémités dressées, vibrer à l'unisson.

Dans ton songe t'abandonner...

Au milieu de la nuit repartir, d'un souffle encore te caresser pour accompagner ton réveil d'un souvenir onirique.



Un infinitif rêveur...

21.04.2006

Cynodrome

medium_magnoliastellata.jpg

C'était à Pâques dernier, je t'avais emmenée dans ce parc discret, dans un écrin de verdure aux couleurs orientales.

La balade était légère sous un soleil timide autour du lac symbole de sérénité.

Je t'avais fait découvrir au détour de mille pas mille plantes fleuries inconnues.

Je t'avais emmenée comme un ado maladroit sous ce temple hindouiste décoré de quelques statues aux postures suggestives et je t'avais embrassée.

J'avais senti ton souffle à peine s'accélérer, j'avais surpris sous mes doigts aveugles un frémissement qu'un grain de peau murmurait.

Nous avions repris la balade avec des regards étoilés parmi les magnolias odorants.

Je t'avais conduite jusqu'au plus bel endroit, après le pont rouge, derrière ces conifères taillés en transparence.

L'air était léger, main dans la main, tu avais vu avant moi le magnolia stellata aux couleurs rosées, ses fleurs comme
autant d'étoiles posées là attiraient le regard et bien plus encore.

Au sol, les pétales formaient un lit immaculé. Tu m'avais entraîné à moins que ce ne soit le magnétisme rayonnant de ces étoiles fragiles. Tu avais posé ton index sur mes lèvres, puis tu m'avais couché sur ce doux tapis.

Tu m'avais enlacé et je crois que j'ai aimé.

Nous nous sommes aimés, des pétales rosés emmêlés à notre peau irradiée d'émotion trop retenue.

14.12.2005

ID KDO

medium_idko.jpgPour les retardataires en manque d'idée cadeau...Pour les femmes ayant dans leur lit un homme trop pressé, d'aucuns diront précoce.

Savez-vous que l'orgasme masculin est irrépressible dans certaines conditions?
Si, si si, prouvé scientifiquement.
Je l'ai lu très récemment dans la revue "Nature" chez mon coiffeur.
Je ne sais pas vous, mais moi chez mon coiffeur, y a tjs un tas de lectures intéressantes, mais oui, en tout cas des lectures récentes. Très récentes même, puisqu'elles ont au plus une semaine. Rien à voir avec celles de mon médecin, je n'y vais pas souvent, mais là, c'est carrément périmé, çà date de l'année dernière, voire deux ans. Remarque quand tu tombes sur un Paris-Match (vi, y a pas toujours "Nature" à lire), sur un Paris-Match disais-je, qui date de deux ans, t'as même pas l'impression de lire un truc périmé tellement c'est passe-partout. Finalement, cela donne raison à mon médecin, un Paris-Match tous les deux ans, çà vous fait une lecture pour longtemps. C'est un nouveau slogan !

Bon, je m'égare. Revenons à mes lectures scientifiques!
Figurez-vous qu'au delà de cinq va et vient par seconde, l'éjaculation masculine ne peut plus être contenue. Ce type de stimulation déclenche une information au niveau du cerveau qui commande l'éjaculation sans retour.
Je me dis en moi-même, cinq à la seconde, c'est quand même du rapide, enfin je dis çà, j'sais pas pour vous... Cinq à la seconde, çà vous semble très très bien, bon bon, d'accord, si vous le dites (vous connaissiez cette particularité et vous l’aviez chronométrée !). Euhhhhhhhh! Quand même, 5 va et vient, çà fait 10 mouvements à la seconde, le tout coordonné!!! Bon, mais si vous l’avez mesuré et si "Nature" le confirme.

Et le cadeau dans tout çà...
Hi hi hi! J’y viens. Vous pouvez Mesdames, avec cette information ô combien précieuse, avec votre amant éjaculateur précoce devenir plus que comblée. Mais oui, il suffit d'acheter (que dis-je d'offrir), le bracelet "countdown". Vous le trouvez chez tous les bons magasins de sports (genre intersport ou décathlon). C'est pas donné, donné, mais bon, pour un plaisir qui dure, compter dans les 69 euros. L'appareil se trouve au rayon des chronomètres, etc...
Pour ne pas froisser l'ego masculin, le dit appareil est vendu avec des fonctions utilitaires, notamment un calculateur de fréquence cardiaque, podomètre, montre digital et chronomètre digital. Il y a une fonction cachée (lire la notice attentivement, je vous fais confiance ;) ). La dite fonction, une fois programmée, déclenche au niveau du poignet une onde basse fréquence à ultrason, inaudible mais très efficace... Elle paralyse l'influx nerveux imperceptiblement, mais suffisamment pour que la cadence reste en deçà des 5 coups (vous suivez, pas les 5 coups de minuit, les 5 coups à la seconde).

Franchement, c'est pas une idée cadeau pour Noël. Je récapitule pour les étourdies (j'en connais), "CountDown" chez Intersport ou Décathlon.

Quoi, quoi, y a aussi des hommes qui lisent et qui s'inquiètent de l'invention diabolique... Vi, en effet, çà va pas être facile, comment dire, d'aboutir, si le bracelet stoppe tout orgasme avant le fameux palier!!! Comme qui dirait un plaisir infini sans fin, çà va laisser sur sa faim (un juste retour, me direz vous, j'ai rien entendu), y en a qui vont s'épuiser! Il faut acheter l'appareil avec la télécommande :fou: .
La télécommande, c'est toute la différence! Monsieur un peu pressé dans les ébats avec son bracelet, Madame, avec la télécommande, et hop! Une commande à distance pour annuler la dite fonction, et Monsieur ne sera plus ralenti... précocement alors que Madame...

PS: Mesdames, si vous ne trouver pas l'appareil pour Noël dans le rayon de votre boutique spécialisée, Goblin, lutin nature sans bracelet, toujours prêt à rendre service ;).

27.06.2005

69 :fou:

medium_dos.jpg
Hi hi hi! Personne ici pour me chiper mon 69 ;)


Photo de Doug Lester ( au cas où certaines voudraient se reconnaitre, cette photo n'est pas prise par moi... )

14.04.2005

Georges et Alfred

"Cher ami,
Je suis heureuse de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser, je conserve le souvenir de votre
baiser et j'aimerais beaucoup que ce soit
une preuve que je suis aimée et désirée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul et si vous voulez vraiment me voir
vous dévoiler sans aucun artifice une âme
toute nue, daignez au moins venir chez moi,
nous bavarderons franchement entre nous.
Je vous prouverai que je suis la femme
capable de vous apporter l'affection
la plus étroite et aussi la plus profonde,
l'épouse la plus fidèle et la plus sure
que vous puissiez imaginer. Oh! Comme votre
amour me sera doux car la solitude qui m'ha-
bite est longue, dure et sûrement bien
pénible et mon âme en est fortement é-
branlée. Venez vite vous pourrez me la
faire oublier, et à vous je peux me sou-
mettre entièrement.
Celle qui vous aime"

Georges et Alfred

"Cher ami,
Je suis heureuse de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser, je conserve le souvenir de votre
baiser et j'aimerais beaucoup que ce soit
une preuve que je suis aimée et désirée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul et si vous voulez vraiment me voir
vous dévoiler sans aucun artifice une âme
toute nue, daignez au moins venir chez moi,
nous bavarderons franchement entre nous.
Je vous prouverai que je suis la femme
capable de vous apporter l'affection
la plus étroite et aussi la plus profonde,
l'épouse la plus fidèle et la plus sure
que vous puissiez imaginer. Oh! Comme votre
amour me sera doux car la solitude qui m'ha-
bite est longue, dure et sûrement bien
pénible et mon âme en est fortement é-
branlée. Venez vite vous pourrez me la
faire oublier, et à vous je peux me sou-
mettre entièrement.
Celle qui vous aime"

18.12.2004

Où es-tu?



Mi-octobre déjà !!!!!!!!!!!!!!
Pfffffffffffffffff!!! Le temps passe trop vite, c'est un lieu commun, mais c'est comme la météo, une rengaine que l'on se répète presque étonné, le temps file à une vitesse! Si on n'y prend garde, je pense même que l'on ne pourrait plus le suivre.
Perdu de vue! TGV, donc comme voyage en train, ou encore Très Grande envie de te Voir. Je voyage à une vitesse folle pour ne pas perdre de temps, histoire d'en rattraper un peu, tu sais celui qui file trop vite. Me voili en TGV, le nez en l'air dans le ciel bleu, un magnifique ciel bleu d'octobre. Bleu-octobre, tu connais pas cette couleur. Maaaaaaaaaaaaaaaaaaa! Trop beau ce bleu, comme un morceau de tes yeux, un clin d’œil céleste d'un mois d'octobre pas comme les autres. D'habitude, à l'approche de la toussaint, bientôt on dira à l'approche d'halloween,
Voilà, tout change, même la couleur du ciel en octobre. Désormais il faudra dire bleu-halloween..
Le ciel est bleu-Halloween, encore un truc mythologique, en fait on vit une époque incroyable sans le savoir, nous sommes des acteurs mythologiques. (hi hi hi, moi c'est "goblin" et toi?)
Avant de monter dans ce TGV, je suis passé par le kiosque pour acheter une revue. J'en suis ressorti avec un bouquin. J'ai hésité devant un ouvrage "érotique" écrit par une femme (j'ai oublié le titre et l'auteur, mais il vient de sortir en poche et meuble toutes les devantures des kiosques de gare). Finalement j'ai opté pour un autre bouquin, inutile d'exacerber une libido déjà... (tiens à ce propos, Mmhmmm, bon c'est tout t'imagine le reste). "Où es-tu?" c'est le titre du bouquin d'un certain Marc Levy. J'accroche très bien à cette écriture fluide sans prétention.
Quoi quoi quoi, t'as rien pu imaginer ! Ah la la la la! quel manque d'imagination! Je te raconte:
Sitôt annoncé le terminus, je glisse rapidement un sms à son attention, "rdv à la terrasse du bar "la Farfadelle" dans 10mn, baisers torrides. Je saute du train, croise un joli brin de fille blonde, et hop me glisse telle une anguille dans la foule immense. Foule sentimentale, soif d'idéal Mmmhm J'aime bien "la souch" parfois. Ah la la la la, c'est pas une foule, c'est carrément une émeute, genre sitting devant le tableau d'annonce des départs ! Euhhhhhhhhhhhhh, c'est où la sortie ??? C'est que j'ai rdv moi!
Ah ouf enfin, vite trois rues sur le côté, ouahhhhhhhhhhhh quel soleil, ébloïscent (cherche pas ds le dico, c'est une création), genre soleil blue, sans doute la lumière bleu d'octobre, un soleil bleu-halloween. Ah! voilà! t'es déjà là! Tu m'aperçois et tu te lèves, je laisse tomber mon sac et je t'enlace là dans la rue, je ferais bien plus encore..., la main dans ta nuque, un long baiser, une éternité, une infinité, mmmhmmm encore et encore. Tu me fais alors! thé, café ou sucré! Hi hi hi, je ferai bien sucré-salé de suite, "café" dis-je l’œil pétillant. Et nous voici en terrasse, en train de savourer un morceau d'arrêt sur image, comme si le temps n'existait pas, une éternité, les doigts enlacés, le genou frôleur, le pied curieux. Ah la la la la! Que c'est capricieux ce temps qui passe, tantôt figé, tantôt insaisissable! Tu lèves le nez, tu souris avec les yeux, c'est bien connu, ce sont les femmes qui intriguent, les hommes succombent. Et nous nous entraînons à l'intérieur, 1er étage, porte gauche au numéro 107... Une chambre couleur bleu-halloween, pour un moment de plaisirs sucrés-salés, genre caresses savoureuses et baisers humides! La dentelle qui glisse, la peau au goût vanille. Agacement du téton, découverte furtive, langue agile, Ah! c'est curieux, je me dis que t'imagine déjà mieux. Fusion des corps, chevauchée hors du temps!
Cette escapade érotique aura duré trop peu de temps, que c'est capricieux ce temps qui passe!
L'heure de se séparer, un moment couleur d'acier, bleu-acier, bleu TGV atlantique.
En route vers l'ouest, le ciel est encore plus bleu avec ce soleil incroyable qui va se coucher dans 3 mn. 3mn d'éternité, un instant magique, partagé à distance sans le savoir, que c'est capricieux ce temps qui passe, un espace de mythologie, un soleil arrogant qui s'enfonce dans l'horizon, un acte sexuel, une pénétration sans pudeur, en spectacle sur grand écran à 360 degrés, devant des millions de personnes, comme un don d'ubiquité.
Le train file à vive allure, comme pour concurrencer cet astre insolent qui se donne en spectacle! A y réfléchir, tel une flèche, un objet phallique à l'horizontale, acteur de l'intérieur! Des voyageurs spermatozoïdes.
Terminus tout le monde descend, c'est fou ce que le temps passe vite, comme un caprice!

10.12.2004

Comme un voyage


hi! hi !hi!

Il faudra attendre un peu...
J'ai pas encore trouvé le titre :P

.../...

Hop, je file !
Dis, absorbé que j'étais ou la tête dans les nuages (hi hi hi), j'ai failli laisser passer l'heure.
Dehors, la bruine de saison, sur le trottoir, quelques habituées... Ben vi, c'est le quartier chaud!
En regagnant la bouche de métro, je croise une jeune maman, bcbg, jolies lunettes, mais surtout, un paquet cadeau insolite, un nouveau-né en position ventrale.
Je m'enfuis à toute jambe (ben, vi je suis pressé) en bousculant une ravissante jeune femme au portillon.
Hop! Dans la rame de métro!
Une affiche attire mon regard à la première station. "pin-up soi même", c'est l'accroche ou quelque chose dans le genre, pour le rayon lingerie d'un grand magasin (les galeries Lafayette, BHV, sans doute ;), D'ailleurs, il n'y a pas que l'accroche qui attire l’œil, mais aussi de charmantes jeunes filles en tenue très légère, très tendance string. Tiens au fait, j'ai lu dans le "Times" de cette semaine que les Françaises seraient les championnes du monde des dépenses en lingerie! Cela étonnait apparemment le journaliste, par le volume, je crois me souvenir deux fois plus que les Américaines. Pffffffffffffff! Il a dû oublier qu'il y a aussi des hommes qui dépensent pour leur femme, leur amante. Non seulement ils ne savent pas manger, mais en plus...
Devant moi, une jolie jeune métisse, post adolescence... au visage superbe, comme sortie de la cire, lisse sans imperfection aucune, couleur caramel à croquer, sans fard, sans piercing, sans boucle d'oreille, sans maquillage, nature et çà lui va plutôt bien. Juste une chaîne en or autour du cou, que l'on devine juste dans l'encolure, comme une invitation à plonger...
Nannnnnnnnn! Tout le monde descend, "Montparnasse-Bienvenüe".
Finalement, j'ai le temps, je passe par l'extérieur plutôt que dans les couloirs du métro. C'est plus vivifiant et les couleurs de Noël commencent à se montrer.
Hop! Quai numéro 5!
Un titre de film ou de bouquin, un titre tout simplement, TGV 6969 pour Le Croisic. TGV comme Très Grande envie de vous Voir, je sais c'était facile.
Je regagne ma place, voiture 17, place 69, mince en plein milieu d'un carré... ce n'est pas très confidentiel. Grrrrrrrrrrrrrrr! Moi qui voulais écrire, c'est fichu, d'autant que les trois autres occupants du carré n'inspirent pas la sympathie, ma voisine de gauche lit son journal "Presse-Ocean " en le dépliant très largement, bientôt je ne vais plus voir mon écran! Tiens çà y est, je ne peux même plus taper, les pages du tabloïd sont sur mon clavier...
Bon, on arrive en gare, beaucoup de voyageurs descendent (des voyageuses aussi), je décide de changer de place, et j'émigre dans le wagon suivant. Tiens, je reconnais ma charmante métisse, seule (tu suis... Celle du métro). Je m'enquiers de savoir si la place est libre à côté d'elle, et elle opine du chef. Je m'installe donc. Je ne sais pas si elle m'a reconnu, moi oui.
Son parfum capiteux est envoûtant. De près elle est encore plus belle, sans son manteau, les courbes de son corps affolent mon regard. Sa respiration soulève régulièrement ses seins, bien proportionnés, et sa chaîne en or, tel un pendule, invite à la sensualité pour ne pas dire plus. Elle occupe l'espace d'un instant tous mes fantasmes.
Comme elle me voit tapoter le clavier comme un dératé, elle me fait, vous faites quoi au juste?
"Je suis cadre dans une grande entreprise, et vous?"
Elle pouffe de rire :"Nan, je voulais dire, qu'est-ce que vous taper sur votre ordinateur?"
Mince, me voilà embarrassé, je peux lui répondre que je rédige le dernier rapport d'activité, mais bon, ses yeux vagabonds ont vraisemblablement déchiffré à la volée quelques mots de mon récit. Alors je lui réponds, j'écris un roman! Gonflé le gars!
Et je lui fais vous voulez lire, en même temps que je lui tends l'écran.
A ce moment précis, je crois bien que je suis couleur pivoine.
Elle me fait au bout de quelques minutes," c'est de moi dont vous parlez si joliment?"
"Euhhhhhhhhhhhhhh! Oui, enfin, je crois, çà vous ressemble non?"
"j'sais pô, mais vi, çà y ressemble..."me répond-elle sans l'ombre d'une gêne.
"Comme je ne sais plus quoi dire, je lui demande vous voulez boire quelque chose?"
Pffffffffffffffff!, Qu’est-ce qui m'a pris, je crois bien que je n'ai même pas le plus petit euro pour offrir ne serait-ce qu'un café!
"Elle me fait, oui pourquoi pas!"
Mince, me voilà pris dans je ne sais quelle situation rocambolesque.
Nous nous levons, et je la laisse passer devant moi, en homme galant.
Pas mal non plus de dos!
Il y a deux voitures à traverser jusqu'au bar, au niveau de la seconde voiture, un roulis plus important me déséquilibre et je me retrouve le nez enfoui dans ses cheveux, au niveau de sa nuque.
Mmmhmmm, comme un parfum étourdissant.
Imperceptiblement, j'ai dû m'attarder la seconde en trop! Ce voyage des senteurs a duré deux secondes tout au plus, une de trop sans doute, car lorsque je redresse la tête je croise son minois agacé. Je lui fais excusez-moi, c'est le roulis. Je garde désormais une distance de sécurité, je ne voudrais pas paraître trop importun.
Hop! Voilà le bar! Il n'y a pas de queue (nan! nan!, y a pas de jeu de mot!). Qu'est-ce que vous prenez? Un coca fit-elle. Un coca et un café fais-je à l'adresse du serveur des Wagons-lits.
Pendant qu'il prépare les boissons, je fouille tous les recoins possibles pour trouver de la monnaie... Je viens en tout et pour tout de dénicher 1,7 euros! Et voici, cela fera 3,2 euros. Je sors ma carte bancaire négligemment, et le serveur de me rétorquer, non monsieur nous ne prenons la carte qu'à partir d'un montant de 5 euros. La jeune femme me regarde un brin amusé, les yeux rieurs. J'insiste auprès du serveur en lui montrant le peu de monnaie qui me reste. Derrière moi, sans que je n'y prête attention, la jeune femme a sorti un complément de monnaie. Merci mademoiselle fait le serveur en encaissant. Euhhhhhhhhh! Mais il ne fallait pas, finis-je par bredouiller. Ben voilà ce qui arrive aux quadras mal organisés. Bon, après un contact fugitif dans le couloir, un quiproquo à la caisse du bar, c’est presque du Gaston Lagaffe.
Nous nous installons sur ces tabourets inconfortables, perchés en hauteur... Avec le roulis, j'ai encore failli renverser mon café, et c'est elle cette fois ci (ben vi, je n'aurai plus osé) qui m'a évité le pire en me prenant le bras pour assurer mon équilibre, nos mains se sont frôlées, contact fugace. Merci lui dis-je, puis j'ai ajouté, désolé, ce n'est pas aussi confortable qu'une brasserie. Après quelques échanges trop banals, je lui demande ce qu'elle fait dans la vie (je sais c'est tout aussi banal). Elle me dit qu'elle est étudiante, en filière « Kiné »". Nous échangeons sur ses études, sur son choix pour ce métier. Je finis même par déraper en lui parlant du ressenti lorsque l'on touche la personne, ce premier contact charnel, la perception de la peau. Elle sourit, me répond que son expérience est encore très jeune, mais que oui, il y a des peaux plus agréables que d'autres au toucher. Par exemple, vous avez un grain de peau agréable me fait-elle. Elle me fait rougir... Je lui réponds que je ne suis pas professionnel, mais que son contact était aussi très agréable. Son portable sonne à ce moment là ! Grrrrrrrrrrrrrrrrrr! Elle décroche. Heureusement, la communication dans le TGV n'est jamais très bonne, elle doit raccrocher assez vite et clore avec un "bisou mon cœur". Nous reprenons à échanger, sur la vie estudiantine, emprunte de moment de liberté... Laure est son prénom. Son coca fini, elle me fait "on y va?". Les jeunes femmes d'aujourd'hui prennent l'initiative... avec un naturel désarçonnant.
Elle se lève, non sans attirer les regards de la population masculine du bar, d'ailleurs majoritairement masculine. Cela m'amuse et je crois que cela l'amuse aussi. Je m'esquive pour lui laisser le passage. Nous regagnons tranquillement nos places. Tout à coup entre deux rames, un mouvement plus brusque que les autres nous déséquilibre tous les deux, elle se retrouve plaquée contre la cloison qui à cet endroit précis se trouve être les toilettes... La porte s'est ouverte provoquant sa chute. Je me précipite, lui prête mon bras pour la relever. Nos souffles se sont croisés, nos visages presque effleurés. Un second mouvement de rame m'a déséquilibré à nouveau, je me suis retrouvé assis sur la lunette abaissée de la cuvette et la porte a claqué en se refermant. Laure éclate de rire, me tend la main pour me relever, mais dans l'exiguïté de l'endroit, je ne peux que la frôler, sa poitrine se trouve légèrement compressée contre mon corps, et je sens son mouvement régulier. Sa lèvre inférieure est pincée, sa pupille taquine, et je ne peux résister à rapprocher mes lèvres.
Premier baiser dans les étoiles, doux et langoureux, une éternité. Mélange des langues, découverte suave, plaisir du goût. Nous reprenons nos souffles. Je m'aventure dans sa nuque, baisers papillons, lobe à croquer. Mes mains se sont glisser sous son chandail, (c'est plutôt un sweat, mais chandail c'est tellement plus...), caresses dentelles, frémissements de sa peau. Bientôt libérer de l'étreinte, ses seins se firent taquins. Je m'empare du téton, lui laissant échapper un petit cri de plaisir ou de surprise, je ne sais. Elle a défait ma chemise, et dégage maintenant ma ceinture. Son geste est précis, ses mains s'emparent bientôt de mon membre durci. A mon tour je ne pus retenir un léger gémissement.
Je venais de lui enlever les boutons de son jeans qui tomba pour laisser apparaître de très longues jambes fuselées, caresse de bas en haut, école buissonnière sous le tissu de sa culotte. Humidité lascive, empressement des sens. Bientôt mon pantalon tomba, un léger geste de sa part me permit d'ôter le dernier tissu. Je lui embrassais maintenant le ventre, son nombril, ponctuation fébrile avant de descendre, lentement, par petites touches, frotter mon nez dans sa toison, remonter puis redescendre à nouveau. La pointe de ma langue vient taquiner le bouton turgescent, baisers sur ses lèvres, assouvir les sens, humer, goûter, toucher. S'approcher de la grotte, remonter, titiller le bouton. Elle me passe la main dans les cheveux et me lâche. "Allez, viens".
Je me relève, légèrement assise, elle s'appuie contre le rebord glacé de l'inox. L'inconfort accélère notre désir, je frotte mon gland contre son pubis, ses poils me chatouillent, je n'en peux déjà plus et je crois que c'est partagé. Mon gland s'attarde sur son clitoris, douceur de la sensation. "Allez! Viens". Et je me glisse dans le fourreau humide, sans prévenir, sensation exquise, tellement éphémère et si fusionnelle. Son plaisir monte, monte.
Je ralentis, par petites touches, tel un impressionniste, accélère à nouveau. L’orgasme nous rapproche, explosion simultanée, je libère ma semence. Je lui embrasse encore une fois le téton agacé, étreinte d'apaisement.
Nous nous emmêlons pendant que nous remettons nos effets.
Sourire de connivence, comme des enfants pris sur le vif, elle me fait, "Dommage, je dois déjà descendre".
Le train vient en effet de ralentir, nous avons juste le temps de regagner notre compartiment. Je l'aide à récupérer son sac. Baiser furtif, bousculade du moment.
Elle est déjà partie, je ne connais que son prénom, elle vient de passer sous les fenêtres du wagon, sans se retourner.